• Bande annonce de Nos étoiles contraires

    The fault in our stars                              (cliquez sur les titres et vous partirez vers le rêve sur You tube)

     

    éditeur français : Nathan

    Genre : roman pour ados

    Année d'impression : juin 2014

     

    Résumé

    Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.

    Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
    Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

    • Élu « Meilleur roman 2012 » par le Time Magazine !
    • Prix de L'Échappée Lecture 2014 de la Nièvre
    • Prix du Jury littéraire Giennois 2014
    • Prix Plaisirs de lire 2014, département de l'Yonne
    • Prix des Embouquineurs 2014

    source : www.nathan.fr/

     

    Mon avis : On ne peut être que séduit par ce roman. Et je l'ai été, sans nul doute. Ce roman monte en puissance niveau de l'émotion pour être certain que le lecteur trouve une réelle satisfaction et soit bouleversé. John Green aborde des thèmes qui bien sûr amènent à l'émotion et aux larmes : amour, cancer et mort. Mais il ne se réduit pas à cela. Il nous rend accroc à ses personnages. On n'aurait envie d'être cette jeune Hazel Grace ou encore ce jeune Augustus Waters. Ils sont jeunes, ils sont beaux, fragiles et forts à la fois. En quête d'amour et de vie intense. Ils veulent vivre mais ils savent qu'autour deux la mort les guette. Pourtant, le récit est truffé d'humour. John Green n'a pas voulu que son roman tombe dans une sorte de peur et de résignation face à la mort et au cancer. Être malade ne signifie pas arrêter de vivre mais bien au contraire vivre chaque jour pleinement comme si c'était le dernier.

    Le tire du roman n'est bien évidemment pas anodin. "Nos étoiles contraires", un titre bien choisi pour évoquer déjà deux destins fascinants, celui de Hazel et celui d'Augustus, réunis par le cancer et par l'amour ensuite; un amour au départ incertain mais qui bien vite s'évoque avec un grand A. La couverture du roman aussi attire l’œil. Le bleu comme celui du ciel et des petits nuages, peut-être ceux qu'ils voient quand ils se retrouvent seuls et qu'ils glissent vers des sentiments profonds, peut-être celui du ciel ou encore, pour évoquer le passage vers la mort, un autre monde? Un Paradis?

    John Green a un talent évident qui nous donne envie de le découvrir et de continuer à le lire.

    Ce roman est un joyau, bien plus qu'un bijoux. Si vous avez peur du cancer, ce n'est pas qu'il vous le fait apprécier, non, mais il vous dit que malgré les douleurs, malgré la mort suspendue comme une épée de Damoclès, le courage est là, l'amour rend plus fort et la vie peut-être belle surtout si on sait que le bonheur ne tient qu'à un fil et qu'il faut savoir en profiter.

    Sortez vos mouchoirs, il y a du bouleversement dans l'air ! On ne peut rester insensible à ce roman. Il est magnifique autant au-dehors qu'à l'intérieur. Il n'est pas nécessaire de tout dévoiler... Laissez vous tenter par ce roman.

     

    Ma note : 10/10

     

    C'est un   ÉNORME

    Nos étoiles contraires

     

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    Mémé

     

    éditeur : L'iconoclaste

    Genre : roman

    Année d'impression : janvier 2014

    Résumé :

    Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois. Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose.

    Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance, un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches comme la mémoire, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.

    Mon avis : Dès les premières pages lues, je me suis plongée avec délice dans ce roman. Philippe Torreton a su ici faire un hommage bouleversant à sa grand-mère maternelle. Dans ses souvenirs se sont mêlés les miens, ceux que j'ai de mon arrière-grand-mère paternelle, Marie. Au fur et à mesure des pages, on grandit dans l'émotion, on se met à aimer cette mémé comme la nôtre. Je me suis dit, j'aurais moi aussi aimé la connaître cette mémé-là, cette femme de courage et d'exception, cette femme qui vivait si simplement, solitaire et qui avait bien compris les vraies valeurs de la vie. J'avoue avoir souri parfois dans ce roman et même pleuré dans les derniers moments de sa vie. J'ai revu alors mon arrière-grand-mère et mes derniers moments avec elle, ces mêmes sentiments d'ennui et de mort annoncée lorsque la mémé est en maison de retraite.... Bouleversant, vraiment. Ce roman ne laisse pas indifférent. Pour moi c'est bien plus qu'un bijou de tendresse, c'est toute une leçon de vie. Merci à Philippe Torreton de l'avoir si bien écrit.

    Ma note : 10/10

     

    c'est un 

    Mémé

     

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  • Plaisirs singuliers

    éditeur : P.O.L.

    Genre : contraintes oulipiennes

    Année d'impression : avril 1983

    Résumé : Harry Mathews a écrit dans le plus pur style oulipien ces soixante-trois plaisirs singuliers érotiques, poétiques et malicieux.

    Mon avis : Une couverture épurée, brune caramel, comme vieillie par le temps. De petites illustrations discrètes, adorables comme enfantines sans vraiment l'être. C'est ce qui m'a tout d'abord attirée en voyant le livre de Harry Mathews chez un bouquiniste de Granville. Le genre de livre qui attire un bibliophile. Le genre de livre qui m'attire. Pour moi, il ne suffit pas d'une magnifique couverture pour qu'un livre soit bon. Il faut aussi une qualité littéraire. Pourtant, lorsque le bouquiniste m'a dit qu'à l'intérieur c'était beaucoup sur le sujet de la masturbation comme c'était au rayon "érotique", j'avoue avoir eu une hésitation à l'acheter. Serais-je capable de lire ce style littéraire? Est-ce que cela me plairait? Me répugnerait? Et puis, j'ai sauté le pas et j'ai pris le livre parmi d'autres trouvailles comme des trésors dans une caverne d’Ali baba. Y'a eu une sorte de connivence alors entre le bouquiniste et moi car déjà lorsque je lui ai demandé le rayon "érotique", il m'y a amené et m'a dit... Bienvenue dans l'antre du diable!  Cela m'a fait sourire. Entre gens de lettres, passionnés de lecture, y'a eu des sourires satisfaits et entendus. L'un de sa caisse remplie, l'autre de son cabas plein de livres à dompter du regard. Mais, ce n'était pas qu'une question financière ici. J'ai eu le droit à de petits cadeaux en remerciement, un petit badge de pirate pour mon fils et pour moi de beaux marques-pages... Je me suis dit que j'y reviendrais sans doute dans cette petite boutique aux allures de caverne où l'ours trônait au fond, l'oeil aux aguets. (sourire, je parle du bouquiniste).

    Mais revenons à nos moutons,.... je veux dire notre livre de Harry Mathews. Et bien, figurez-vous que je n'ai pas détesté ! J'ai commencé à le lire comme si j'étais frustrée de ses mots et de son incessante envie de remettre sur le tapis la masturbation en jeu puis, au fil de pages, non-coupées car comme me l'a dit le bouquiniste et cela va parfaitement bien avec le désir d'intimité de lecture mais pas seulement je dirais, le lecteur aime être le premier à lire le livre, ce livre, d'où ces pages encore à demi-scellées dans une volonté de solitude personnelle et d'intimité timide et rougie, je dirais. Oui, rougis de l'émotion que procure ce livre et de tels mots à l'intérieur. Alors, oui, j'ai aimé le lire, aimé m'imaginer chaque scène parfois oui pleine de poésie, parfois malicieuses, osées, parfois j'ai eu envie de rire à certaines situations évoquées et j'ai continué ma lecture, seule, ne voulant pas être dérangée.

    Au fur et à mesure de la lecture, j'ai compris qu'on ne devait pas juger de mots ou encore avoir honte d'évoquer la masturbation qui nous le savons tous est pratiquée par bon nombre de gens, qui sait même de moi, de vous et ici, j'ai trouvé que je voyageais dans le monde, dans des univers particuliers, dans l'intimité des gens ou comme le dit le titre de l'ouvrage, dans des plaisirs singuliers. Ma seule déception serait la frustration ressentie à chaque page tournée car à chaque fois une autre histoire se conte et j'ai trouvé peut-être que l'auteur n'avait pas assez peut-être poussé dans l'émotion même s'il avait, lui, osé écrire ce livre et ces mots-là. Par contre, ce n'est pas un livre que je vous dirais de fuir et de ne jamais lire mais au contraire d'oser lire pour mieux comprendre et qui sait, vous épanouir...

    J'ai osé, j'en suis fière.

     

    Ma note : 8/ 10

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    éditeur : éditions du Rocher

    Genre : nouvelle ( 50 pages)

    Année d'impression : 15 avril 1998

    Résumé :

    J'ai des millions de lecteurs. " Gorgée de soleil, la pêche jaune est le fruit de l'été. Elle cache, sous sa peau fine et duveteuse, une chair juteuse et fondante. " Oui, c'est de moi, sur le pot de yaourt Yopla. Je vous entends déjà avec vos réticences. Des millions de lecteurs... Sans doute pensez-vous que le pot file dans la poubelle avant qu'on ait pu lire mes mots délicats... Eh bien, je ne suis pas d'accord.

    Mon avis :

    J'ai passé un agréable moment de lecture, sans nul doute possible. Chaque mot m'a rappelé au titre de l'ouvrage "Panier de fruits" avec un délice exquis. Philippe Delerm ici a su montrer la difficulté d'être vraiment un écrivain et la dérive que parfois on est obligé de faire pour "gagner sa vie". Son jeu littéraire est subtile et il réussit à nous faire sourire. Ici, je trouve qu'il met en valeur un métier dont bien souvent la plupart des gens se foutent royalement, celui de écrivain pour slogan publicitaire. Pourtant, ce métier a son importance et comme on peut le constater est déterminant dans le domaine commercial. C'est le slogan, les mots choisis par un écrivain de l'ombre qui feront le succès d'un produit. J'ai beaucoup aimé les mots employés sont un pur bonheur à lire, à regarder même si je puis dire. On aurait presque envie d'une lecture à voix haute. Et ces allusions à de grandes marques déguisées "Yopla" que l'on devine bien pour "Yoplait" ou encore "Noya" pour mieux évoquer avec ironie et pour ne pas subir les foudres de gens qui crieront au plagia, la fameuse Mamie Nova. Subtile ne trouvez-vous pas? La façon dont Philippe Delerm a su écrire sur un sujet qui semblerait si banal, en partant du slogan d'un pot de yaourt ne laisse pas indifférent et j'avoue que en tant qu'écrivain, je me suis dit... et pourquoi pas, si je ne réussis pas dans ce domaine à tenter la dérive comme lui de faire écrivain de slogan publicitaire... Et qui sait, où cela me mènerait ? On veut tous du miracle dans notre vie. Quelque chose ou quelqu'un qui nous propulse, non? Ne me dites pas non, je ne crois pas que l'on souhaite réellement se contenter de ce qu' l'on a. On a tous des rêves enfouis en nous qui n'attendent que de jaillir et de se réaliser.... Et vous?  Si vous lisez ce petit bouquin, repassez me voir pour m'en dire des nouvelles, çà serait sympa, même si votre avis n'était pas le même que le mien. Moi, j'ai beaucoup aimé même si je ne placerai pas dans mes coups de coeur car, j'ai souri mais je n'ai pas ri aux larmes. Mais c'est un livre que je conseille malgré tout pour passer un bon moment de lecture. je ne vous ai pas tout dit par contre car j'attends votre curiosité !

    Et juste avant de vous quitter, juste pour le plaisir des yeux...

     

     

    Ma note : 9/ 10

     

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  • Le Liseur du 6h27

    éditeur : Au diable vert

    Genre : roman

    Année d'impression : 5 mai 2014

    Résumé :


    Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d?une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6 h 27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine? Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu?on rencontre rarement.
    Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges (ah ah, je suis vosgienne d’origine !!). Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.


    Mon avis :


    Ce roman se lit superbement bien. Les mots coulent sous nos yeux. On ne peut qu’être touché par cette histoire, surtout nous autres lecteurs car nous aurions la chair de poule rien qu’en voyant ou en entendant le terme de pilon. Cet affreux terme qui pourtant résonne dans le réel comme dans l’univers de ce roman et qui donne la nausée au personnage principal Guylain qui travaille  pour une entreprise qui pilonne des millions de livres avec LA CHOSE, cette machine, broyeuse de livres en tout genre qui porte le nom si strict et si redoutable de Zerstor 500.

    Le personnage de Guylain, tel un automate se livre à ce travail et cette machine au péril de sa vie. Le quotidien de l’histoire pourrait nous paraître lourd à suivre et donc à lire mais l’auteur a eu le génie de mettre du piment en plus. Et oui, il y a une belle histoire d’amour qui prend forme. Guylain prend tous les jours le RER  aux mêmes heures et lit des pages de livres sauvées de la CHOSE, comme çà, au hasard, assis dans le wagon. Pourtant, un jour Guylain trouve dans le RER une clé USB et curieux, il en lit le contenu chez lui, sur son ordinateur. Progressivement, il tombe amoureux des mots et de la jeune femme qui les a écrit. Mais où est cette Julie ?

    L’histoire se mêle à celle de Giueseppe, un de ses collègues qui a perdu ses deux jambes, broyées par la Zerstor 500 et qui lui a pour quête de les retrouver à sa manière en retrouvant les livres qui proviennent du recyclage après l’accident.

    Jean-paul Diderlaurent nous apprend  à aimer des personnes qui pourraient sembler banal mais pas seulement. Il nous dit je pense son amour des livres au travers de son histoire. La révolte silencieuse face au pilon. Et il termine en apothéose avec la rencontre entre Julie (une simple dame pipi) et Guylain. J’ai beaucoup aimé ce roman car il dénonce le pilonnage de livres mais aussi met en valeur des métiers. Je vous conseille de le lire pour vous en faire votre propre opinion.

    Pour moi, j’ai vraiment aimé... Que dis-je... je l’ai dévoré et je dis merci à Jean-Paul Didierlaurent et aux éditions Au Diable Vauvert.


    Juste pour information, il a été aussi élu coup de coeur du magazine Version Fémina et se propage dans d'autres pays.

    Ma note : 10/10

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    Le Liseur du 6h27

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