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    Résultat de recherche d'images pour "trois coeurs la musardine"

     

    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman de littérature gay

    Année d'impression : 27 septembre 2018

    Résumé :

     

    Un homme, une femme, leur petit garçon : tout semble pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais le soir de son bac, Johann parle à son père. Il lui révèle son homosexualité et leur monde s’effondre. Lui qui a toujours fait le bonheur de ses parents, les a tant aimés et a tant été aimé d’eux, se voit banni du cercle familial en un instant. La vérité, la sienne, ne lui semble pourtant pas si dure à entendre : l’amour n’est pas un mal.

     

    Johann va d’aventures en aventures, avide de tendresse, mais aussi de compréhension. Sur son chemin, lui est révélé le secret brûlant que dissimule son père. Cette découverte bouleversante lui fait réaliser que la vérité n’est pas toujours simple à appréhender. Commence alors pour Johann une vie sans repères qui ne bat que pour une conviction : aimer et l’être en retour.

     

     

    Roman initiatique, Trois cœurs est l’œuvre la plus autobiographique d’Éric Jourdan. À travers le portrait touchant de Johann, l’auteur dessine la quête identitaire de chacun et la complexité des relations humaines.

     

    Mon avis :

     

    Comme le révèle déjà le titre, le roman d’Éric Jourdan, Trois cœurs, n’est pas un simple livre, d’une grande profondeur, émouvant, empli aussi de pudeur autant que de suggestions sur la vie d’un certain Johann qui n’est autre en fait réel que l’auteur lui-même. C’est un roman initiatique, l’histoire romancée de Éric Jourdan qui se livre ici comme jamais. Scindé en trois parties l’une sur William que l’on saura être le père de Johann donc le père de Éric Jourdan et l’autre partie sur Marie-Antonia sa mère et la dernière qui réunit le couple. Tout au long, on découvre les origines de Johann/Éric, le fruit d’un amour de deux âmes blessées qui en se trouvant, touchent au bonheur enfin mais ce bonheur a une faille, leur fils qui ne sera pas à la hauteur de ce qu’on attendait de lui. Entre amour et drames familial et amical, entre amour et bonheur, non dits et révélation, on touche à la vie, à l’être en profondeur et à la difficulté d’être et d’exister  dans cette vie.

    Trois cœurs, trois parties qui déstabilisent le lecteur a sa lecture  (on ne s’attend pas au départ à l’arrivée d’une seconde partie qui bouleverse par un retour en arrière dans l’histoire pour mieux nous offrir en totalité ce qui a pu se passer) mais qui l’émeuvent surtout s’il comprend ce qui se trame, qu’il en accepte chaque parcelle du puzzle qui progressivement se met en place devant ses yeux attentifs. Certains seront émus, d’autres choqués, jugeront ou ne comprendront pas. Mais ce roman aura au moins ce mérite de ne pas laisser indifférent.

    Trois cœurs où la grande déclaration d'amour d’un homme resté enfant-adolescent.

    Trois cœurs où la délicatesse de mots pudiques et suggestifs dans lesquels l’ombre d’un père règne encore, au point de ne pas tout dire, de suggérer, de parler avec force d’amour, de montrer l’étouffement  du cœur par les mots, comme un grand cri qui tente toujours de percer une carapace.

    À peine perturbé par trois ruptures comme des cicatrices indélébiles, un roman touchant,  magnifique et marqué au fer rouge par des vérités amères…

    Trois cœurs.

    William. Marie-Antonia. Johann/Éric. 

     

    Ma note : 9.5 / 10

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    Éditeur : Héloïse d'Ormesson

    Genre : roman

    Année d'impression : 2 mai 2019

    Résumé :

     

    " Je n'aurais jamais imaginé devenir cette fille-là. Personne ne peut comprendre pourquoi je ne le quitte pas, je l'ignore moi-même. "

    Après quelques mois d'une passion enivrante et sans nuage, Marina sait qu'elle a enfin trouvé
    le bonheur avec Torsten. Mais un jour, le masque se fissure et il révèle son vrai visage. Emportée
    par ses sentiments, Marina pardonne inlassablement et s'habitue à l'inacceptable, jusqu'à se perdre et sombrer.

    Un bonheur sans pitié est le récit d'un amour insensé, incompréhensible et fatal. Avec justesse et sensibilité, Éric Genetet raconte, sans jamais la juger, l'histoire d'un couple régi par une violence physique et morale qui engloutit leur existence et transforme leur union en prison.

     

     

    Mon avis :

     

     

    En amour le bonheur c’est à deux. Un roman scindé en deux ? Oui pourquoi pas. Une belle approche pour parler d’une relation d’amour entre deux êtres, de sa genèse hélas ici à sa rupture…

    D’un côté Marina, de l’autre Torsten, une approche de leur passé, une union puis une désunion. Eric Genetet s’inspire de l’histoire d’une de ses proches pour nous livrer un roman original. La lecture est fluide, le style efficace mais est-ce voulu de ne pas trop en dire, de ne pas trop révéler la violence. Est-ce par soucis de bienséance ou par respect ? Nous aurions peut-être tendance à le croire car la réalité même remise sur papier en forme romanesque à un goût bien amer.

    Le happy end de fin soulève également une petite interrogation. Eric Genetet a-t-il souhaité offrir sous sa plume un espoir aux femmes qui subissent une violence conjugale. Après les coups, les insultes, les rabaissements il y a  autre chose, une vie meilleure et plus heureuse comme si l’on disait « après la pluie, le beau temps ».  Ou est-ce là encore l’approche d’une réalité vécue par cette personne de ses proches ?

    Nos vies sont parfois proches de l’écrit ou non. Nos vies sont parfois entourées de douleurs, de proches, sœurs, mères, amies… qui sont tombé sous les coups, qui subissent encore ou qui ont subi, sont parties mais l’après a encore ce goût qui glace… Des séparations difficiles, des divorces qui tardent, des enfants entre qui souffrent et qui subissent à leur tour.

    Le roman d’Eric Genetet n’est donc pas un coup de cœur mais on peut lui tirer sa révérence car il met en lumière, comme sous des projecteurs la vie que d’autres subissent… Une vie fragile. Un bonheur éphémère… Sans pitié.

    Ma note : 9 / 10

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    Éditeur : Buchet Chastel

    Genre : roman

    Année d'impression : 22 août 2019

    Résumé :

     

    Ici commence et finit le monde. Ses limites sont précises et immuables, elles vont du troisième caroubier de la grand-route à l’extrême pointe des rochers de la crique, une poignée de kilomètres plus loin.
    Ainsi en a décidé Niso, debout sur le bassin blanc des grandes décisions, celui-là même où, chaque été, nous allons massacrer de minuscules serpents, dans une orgie de hululements sauvages. Ce jour solennel où Niso l’affirme, bras croisés sur la poitrine, relevant le menton comme son père : « Ici commence le monde », nous l’acclamons en chœur.

    Une île grecque. La lumière et la mer éblouissante. Des enfants se retrouvent là chaque été pendant quelques années. Leurs parents, archéologues, travaillent sur les fouilles d’un chantier. Des semaines au goût d’éternité qui les marqueront.

     

     

    Mon avis :

     

    Une belle île grecque, des enfants, des parents archéologues. Le décor est planté. Ici, j’oserais dire chez Buchet Chastel et sous la plume de Christine Avel, la littérature vaut de l’or, le lecteur a exploré et a déniché la pépite dont rêvent tous les archéologues, sa lecture comme une fouille minutieuse a repéré le beau roman, la qualité du style d’écriture de l’auteur avec des mots qui ne restent pas en surface, qui semblent avoir chacun une valeur particulière et indélébile, une richesse sous nos yeux et, notre regard ne tarde pas à voir toute l’histoire défiler sous ses yeux, chaque scène, chaque personnage comme si lui-même en faisait partie intégrante. Le roman n’est pas un Zola ou encore un Balzac mais sa qualité est certaine et avec Christine Avel on est comme happé par ce monde qu’elle nous décrit si bien, on est transporté sur cette île, on sent le soleil sur notre peau, on entend le bruit des vagues, les coups de pioches, le bruit de frottement des brosses sur les vestiges retrouvés, le déclic de l’appareil photographique. Rien n’est oublié ni laissé au hasard et le lecteur évolue avec les personnages, les voit changer, grandir, vibrer, souffrir. Le roman ainsi est magnifique, unique en son genre, sans fausse note et au-delà arrive même à délivrer un message des plus important quand à la nature abîmée, meurtrie, polluée par l’homme et le fait que l’enfance sublime tout dans l’innocence de l’âge et que l’âge pris fait évoluer les consciences et ramène à une tout autre réalité, ancrée dans le temps qui passe, qui change les choses et la vision que l’on a d’elles.

    Ici, donc seulement chez Buchet Chastel, le roman de Christine Avel peut être qualifié de unique, une pépite d’or dans leur catalogue à s’approprier au plus vite. Un roman lumineux, profond et d’une grande qualité littéraire.

    Un grand merci à Christine Avel et aux éditions Buchet Chastel.

    Ma note : 10 / 10

     

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