• Pour une fois pas une chronique mais une forme d'hommage à Johnny Hallyday décédé le 6 décembre 2017. Je me suis dis, pourquoi pas lui rendre un hommage à ma façon et quoi de mieux que de mettre ici des livres sur lui par exemple.

     

    Pour ceux qui le veulent, vous pouvez me contacter pour m'envoyer une photo d'un livre que vous avez de lui. Je me ferai un plaisir de la partager sur le blog et avec votre nom pourquoi pas et un mot hommage à Johnny. ça vous tente ?

     

     


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    Chronique de mon dernier livre par Dm Victor

     

    "Je crois qu’il y a longtemps que je n’avais pas lu de la poésie de ce niveau. 

     
    Lætitia Gand est un de ces poètes qui emmènent le lecteur dans leurs récits, leurs poèmes, comme Léonard de Vinci ou le Caravage nous emmènent encore dans le clair-obscur de leurs tableaux.C'est de l'art.
    Je vous en conseille la lecture. "
     
    Dm Victor
     

    https://gravillons.blogspot.fr/2017/12/jai-lu-pour-vous-quotidiens-passagers.html?spref=fb


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    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman pornographique

    Collection : Littérature Grand format

    Année d'impression : 26 octobre 2017

    Résumé :

    Il a 69 ans, elle 67. Voisins, ils s'ignorent jusqu'à ce que le divorce de l'un, l'éloignement du mari de l'autre, poussent le narrateur, Philippe, à aborder cette femme dont il aimait les appas sans leur avoir jamais consacré d'attention.
    Ainsi débute leur histoire d'amour. Et son corollaire : le sexe. Car il n'y a pas d'âge, n'est-ce pas, pour aimer " pleinement ".
    L'admirable émotion de ce roman réside dans le fait que les arcanes de l'amour ne noient pas les descriptions sexuelles : si celles-ci sont d'une netteté sans détour, d'une précision toute naturelle, elles évitent avec une grande délicatesse les descriptions de corps entamés ou flétris. C'est une grande prouesse que d'avoir su éviter cet écueil tout en ne négligeant aucun des méfaits du temps sur la sexualité et l'engagement des sentiments...

    De Michel Desbastilles, nous ne saurons pas grand-chose, hormis qu'il pourrait bien être le narrateur du roman. Sa discrétion absolue accentue encore son talent...

     

    Mon avis :

    Un roman qui plaira sans doute aux amateurs, écriture fluide et aérée cependant, l'ennui prend vite le dessus. Au fil des pages, le trop plein de mots pour le registre pornographique se fait sentir, une impression même de listes, d'avoir posé des mots du registre parce qu'il fallait en poser en oubliant peut-être le lecteur et son trouble. Le trop plein déborde. Tentative de lecture jusqu'à la fin difficile. On se perd dans un vocabulaire osé, à la limite de la noyade pourtant les images de scènes se mettent en place sous nos yeux sans problème. L'émotion autant que le trouble ne semblent pas vouloir s'installer. Est-ce là une volonté du narrateur qui peut-être aurait vécu l'histoire, de montrer en quelque sorte que le sexe tue le sexe quand l'amour n'est pas vraiment partagé ? Et ainsi, montrer par les mots l'échec d'une histoire d'amour.

    La fin du roman se termine sur une note d'amour, de poésie et montre que de toute façon, cela n'a pas vraiment d'importance car tout a un jour une fin. Le sentiment du lecteur restera alors sur une frustration à la limite d'un dégoût comme cette relation qui depuis le départ semblait vouée à l'échec mais qui devait pourtant se vivre.

    Le talent sans doute est-il là de l'auteur de pousser le lecteur au désamour, au dégoût et à la frustration. D'autres y auront peut-être une meilleure vision et se complairont à cette lecture-distribution gratuite comme une éjaculation précoce.

    Il faut lire le roman pour se faire sa propre opinion.

     

    Ma note : 5 /10

     


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    Absent présent

     

    Éditeur : Abordo

    Genre : recueil de poésie

    Année d'impression : 13 novembre 2017

    Résumé :

    Absent Présent est composé d'une suite de courts poèmes dédiés à l'exploration du sentiment de perte, et à la mémoire d'un être disparu.
    Ce recueil présente, ou plutôt suggère, le cheminement d'une quête de sens autour de l'abîme que provoque l'absence irrévocable.

     

    Mon avis :

     

    Damien Paisant signe son premier recueil de poésie. Un petit recueil publié aux éditions Abordo, à la couverture simple et épurée, de couleur grise comme les cendres de l'absent.

    Juste une illustration digne d'un cours de dessin technique, représentant un papier plié à la manière de l'origami, un peu comme l'éclosion d'une fleur, peut-être l'éclosion d'un après où l'absence marque le présent ou la renaissance progressive et douloureuse de la personne en deuil.

    Un titre clair, précis qui nous apporte déjà le fil conducteur du recueil. Puis, en ouvrant le livre et faisant défiler sous nos yeux les pages, on découvre de petits poèmes courts tels de multiples tableautins.



    "Je connais l'étrange

    Variété du noir

    Qui a nom lumière"

    de Eugène Guillevic, Sphère, 1977

     

    Damien Paisant ne laisse pas l'absence, le deuil, ternir ses mots. Bien au contraire, chaque tableautin est ciselé comme des diamants nous portant vers une émotion palpable et la beauté. Chacun des mots de l'auteur semble avoir un relief de vie. Son recueil est maîtrisé de A à Z, de la couverture à chacun de ses mots ; il est structuré pour mieux nous faire avancer et ainsi que le lecteur ne se perde pas au fil des pages et puisse se retrouver par des similitudes conscientes du passé ou une réflexion sur les possibles d'un futur ou encore des certitudes à venir.

    L'insensibilité ici n'a pas sa place. Le lecteur est pris à partie dans l'engrenage de mots comme s'ils étaient les siens. Les termes en italique aperçus tout au long du recueil ne font que renforcer le fait que le lecteur est bien plus qu'un spectateur des mots de l'auteur. Il y a un trio, une sorte de dialogue installé entre l'auteur ou narrateur-poète, le lecteur et l'absent. Ainsi, nous voguons à la lecture entre la deuxième personne du singulier "tu" et la première personne du pluriel "nous"

     

    " tu ne reviens pas

    mais nous te devinons

    quelque part

    dans notre mémoire"

     

    Damien Paisant semble vouloir offrir bien plus que des mots dans son recueil, au-delà, un cœur, des émotions, une blessure et l'âme d'un poète au talent découvert, éclos comme la fleur qui s'ouvre sur la couverture. Peu à peu, nous cheminons avec lui dans cette absence douloureuse où la réflexion, les doutes puis l'espoir se mettent en place. Il nous démontre que la mort d'un proche, peut-être même d'un père ou d'une mère, nous amène à notre propre mort dans un enrichissement particulier. On revit ensuite après la période du deuil mais, différent et grandi.

    L'importance des origines, de nos racines, se marque par l'absence prenante et dévastatrice qui pourtant doit mener à un nouvel être.

     

    "Lentement je me dépouille de toute nostalgie"

     

    "Je me rêve

    demain

    en saule de Babylone"



    "La chute réclame

    mon corps inerte

    pour le ranimer"

     

    Entre tristesse et rébellion, il faut du temps pour revenir. Damien Paisant l'évoque à sa manière et montre le relief d'un après dans toute sa quintessence. Il est difficile d'accepter la mort. On espère un retour qui n'est qu'une illusion et il faut se sortir de cette dernière.

     

    "Je suis pauvre

    et mendie ton retour"

     

    Mais cette illusion est une manière de se consoler, de se raccrocher à un but malgré son impossibilité. L'esprit se torture, il en faudrait si peu pour sombrer définitivement. Le temps pourtant fait son œuvre si on sait le laisser faire, le laisser agir.

    Damien Paisant signe ainsi ici de sa main de poète une sorte de guide face au deuil, peut-être d'ailleurs partage-t-il avec le lecteur une part de son expérience personnelle, ce qui touche par le côté universel de la mort.

    Un recueil d'une grande beauté, profond et touchant, réussi, pour une première œuvre de l'auteur.

     

    Ma note : 10 / 10

     

    Gros coup de

    Absent présent

     


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  • Prochainement...

     

    Maha Lee Cassy

     


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