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    Éditeur : Favre

    Genre : récit

    Année d'impression : 15 octobre 2019

    Résumé :

    « Prendre ce petit garçon par la main, le ramener avec moi – le déloger du lieu de l’impact – et lui faire accepter qu’il n’y était pour rien, qu’il n’aurait rien pu empêcher, ni retenir personne. Lui faire comprendre, et le chemin est encore long, que ne pas retenir n’est pas fatalement abandonner, que ne pas retenir n’est pas créer une connivence avec le néant qui encadre le petit intermède de nos vies, que ne pas retenir revient parfois aussi à libérer. »
    Ce récit bouleversant, écrit avec talent et sensibilité, c’est l’histoire d’un drame: une petite fille tombée d’un balcon. Du sang sur l’esplanade rose, un jeune garçon, témoin innocent, qui voit la scène, entend les cris, et qui n’arrive pas à surmonter le choc. On ne veut pas lui en parler, mais il en est hanté. Ce déni de sa souffrance et de son traumatisme vont le conduire à nourrir des angoisses terribles d’abandon et de mort. Incapable de faire face aux deuils, il revit, à chaque nouvelle perte, quelle qu’elle soit, le choc initial. Ce livre, c’est le vécu de Raphaël.

     

    Mon avis :

     

    Attirance pour le titre, la couverture et sa rose offerte, qui semble s’ouvrir à la vie. Un sous titre évocateur et qui nous happe, nous donne envie de savoir ce qui est écrit à l’intérieur. Qui sait, cela nous parlera-t-il ou nous aidera.

    Mais passer l’attirance, la lecture s’impose, trouble, presque dans tous les sens comme un puzzle éclaté que l’on tenterait de reconstruire, peut-être est-ce là le but de l’auteur, montrer une forme de reconstruction, la sienne et à travers ses mots celle possible des lecteurs. Mais le sentiment que la lecture nous perd est fort et, la pensée vient alors de se demander si l’on n’est pas là devant un regroupement de notes ou encore de textes d’atelier d’écriture avec la perte humaine qui semble lointaine de profondes émotions. Il n’y a alors que la fin qui réconcilie et qui nous amène au soulagement comme à la fin d’une quête. Oui ici, c’est bel et bien une quête mais difficile à suivre. L’auteur est-il perdu ou veut-il nous montrer qu’il l’était avant de se retrouver, de se réapproprier sa vie ?

    Malgré tout, l’écriture a de beaux moments comme :

    « Le petit otage qui dégorge son interminable hurlement aphone »

    Ou encore « Les nuits sans clarté pèsent infiniment plus lourd, la pénombre abaisse son plafond de suie… »

    On se surprend alors entre ennui et admiration pour l’écriture qui séduit, qui touche tout de même parfois, Raphaël Watbled est un peu un poète même si à un moment donné, nous l’aurions classé dans la catégorie des poètes maudits. Est-ce la fatigue, une mauvaise lecture, une première non comprise, le contexte qui pousse aux premiers abords à tendre vers l’ennui, la déception ? Alors, il faudra relire pour mieux l’apprécier mais dès lors, il ne faut pas jeter les mots lus car au fond, une deuxième bouchée ou je dirais « fournée » en serait plus appréciable.

    Sans plus se retenir. Je ne me suis pas retenue. J’ai évoqué mon premier ressenti aussi bien que ma réflexion, je vous laisse juge à votre tour. Qu’en retiendrez-vous ?

    Ma note : 6 / 10

     

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    Résultat de recherche d'images pour "ginette kolinka"

    (source : télérama)

    Pourquoi ce choix de photographie-portrait d'elle ?

    Il semble refléter son vécu douloureux autant que sa force et ses bonheurs. J'ai toujours préférer des portraits authentiques, fidèles et non ceux de photographies retouchées. La beauté n'est pas là où on la cherche vraiment mais bien au-delà. Et de tels portraits on disent tellement plus sur une personne. 

    (source : L'Humanité)

    sur son bras, son numéro de déportée.

     

     Ginette Kolinka, née Cherkasky, le 4 février 1925 à Paris, est une survivante du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau et une passeuse de mémoire de la Shoah.

     

    voir plus sur Google :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginette_Kolinka

     

    utile :

    http://www.memorialdelashoah.org/

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    Retour à Birkenau

     

    Éditeur : Grasset

    Genre :  Essai - témoignage

    Année d'impression : 9 mai 2019

    Résumé :

    "Moi-même je le raconte, je le vois, et je me dis c'est pas possible d'avoir survécu..."


    Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit-frère de douze ans et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Auschwitz-Birkenau : elle sera seule à en revenir, après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et Theresienstadt. Dans ce convoi du printemps 1944 se trouvaient deux jeunes filles  dont elle devint amie, plus tard : Simone Veil et Marceline Rosenberg, pas encore Loridan – Ivens.


    Aujourd’hui, à son tour, Ginette Kolinka raconte ce qu’elle a vu et connu dans les camps d’extermination. Ce à quoi elle a survécu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Les mots. Le corps et la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Que tous, nous sachions, non pas tout de ce qui fut à Birkenau, mais assez pour ne jamais oublier ; pour ne pas cesser d’y croire,  même si Ginette Kolinka, à presque 94 ans, raconte en fermant les yeux et se demande encore et encore comment elle a pu survivre à "ça"...

     

    Mon avis :

     

    Sous la plume de Marion Ruggieri, Ginette Kolinka se livre, sincèrement, sans pudeur, sur son vécu de déportée. Elle se demande encore comme elle a pu survivre à tout ça.

    Un témoignage fort, authentique que l’on ne peut que encourager à lire. Lire ici, c’est savoir et ne pas oublier au fil des générations l’horreur qu’ont vécu les déportés, encore vivants ou morts, disparus.

    Que dire de plus ?

    Lisez  ce témoignage pour ne pas oublier. Lisez-le en mémoire de tous les déportés et pour que plus jamais de tels actes n’arrivent.

    Un témoignage qui devrait être lu de tous.

    Ma note :

    encore une fois, inutile de limiter une telle oeuvre et bien au contraire faire en sorte qu'elle ne tombe pas ou jamais dans l'oubli...

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    Résultat de recherche d'images pour "Les Reins et les Cœurs:"

     

    Éditeur : Léo Scheer

    Genre : récit autobiographique

    Année d'impression : 21 août 2019

    Résumé :

     

    « J’avais fini par imaginer que les reins, parce qu’ils fonctionnent sans qu’on puisse rien en savoir, sont le véritable siège de l’inconscient. J’avais opté pour les maintenir dans cette sphère de mon ignorance. Inutile de fouiller dans ces zones d’ombre, je savais très précisément où cela me conduirait. Qui étais-je pour me croire l’égale de celui qui, seul, peut sonder les reins et les cœurs ? »

    Pour écrire ce texte, Nathalie Rheims n’a pas été guidée par son imagination. Confrontée à une réalité implacable, elle raconte une année de lutte contre un mal singulier, qui, de génération en génération, frappe toutes les femmes de sa famille. Arrivée aux limites de ce que le corps et la conscience sont capables d’endurer, elle doit faire un choix, auquel elle n’aurait jamais cru devoir faire face, un choix sublimé par le don, mais rongé par le sentiment de culpabilité.

     

     

    Mon avis :

     

    Pour son 20 ème roman, Nathalie Rheims touche les cœurs en plein centre. Elle nous livre un récit autobiographique impressionnant et authentique. Elle se met à nu, plus que jamais auparavant, sans pudeur, sans faux semblant. Elle se livre comme en pâture au lecteur qui peu à peu parait le spectateur passif d’une tragédie vécue qui l’a pourtant portée à renaitre comme un phénix mais un phénix nouveau, différent, dans une vie différente au décor identique malgré tout mais aux variances inévitables et obligées.

    Nous assistons à la brutalité du coup reçu par elle, de sa bombe à retardement qu’elle possédait mais qu’elle avait toujours ignoré et qui un jour a explosé, éclatant sa vie comme si elle se réduisait à un puzzle à reconstruire.

    Mais, elle nous offre dans ce récit émouvant et à la fois que l’on repousse tellement dont on ne peut songer nous-mêmes cela possible, une leçon de vie, de courage, une force incroyable et le tout sublimé par l’amour qui arrive marquant l’espoir, la lutte intérieure et extérieure qui se joue devant nos yeux et finalement la vie qui reprend, différente et à découvrir.

    Nathalie Rheims a su dans son récit nous dévoiler toutes les phases de ce vécu comme en mode accéléré, vie de refus d’une possibilité de maladie et de mortalité, le face à face avec la vérité tenace et impossible à éviter, la lutte et la renaissance, l’autre étape qui fait espérer de bien belles lignes encore à lire dans l’avenir, qui sait ? Mais le lecteur comprend que sous ses yeux, il a reçu un don exceptionnel, les reins et les cœurs de l’auteur, sa vie, son souffle, sa souffrance, son amour-miracle que beaucoup rêvent.

    Alors, la passivité du lecteur disparait, il a vécu, à travers les mots de Nathalie Rheims une expérience, la sienne, qui le temps du récit, il s’est un peu approprié, comme une sorte de viol de l’intimité, transcendé par la beauté d’un amour d’exception.

    Tout simplement, merci à Nathalie Rheims en espérant que sur la prochaine couverture de livre, son visage sera illuminé d’un sourire (mais on comprend tellement ce visage ici, figé, encore pâle de ce vécu foudroyant, cette renaissance fragile, ce regard vers l’avenir, interrogatif, penseur et, ce poing sous le menton comme une détermination à vivre enfin, pleinement).

    Merci également aux éditions Léo Scheer d’avoir rendu possible cette trace de vie, indélébile, un témoignage que beaucoup n’ont pas pu tenir.

    Merci enfin à l’agence de Presse Gilles Paris et à son équipe pour leur confiance.

    Je vous laisse «  Les reins et les cœurs », entre vos mains, prenez en soin. Ce n’est pas qu’un simple récit, c’est une vie. 

     

    Ma note : aucune note cette fois, cela réduirait l’œuvre qui ne le mérite pas, elle a besoin juste d'exister pleinement...

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    http://www.aurelie-valognes.com/

     

     Romancière française de littérature contemporaine née en 1983 à Chatenauy-Malabry.

     

    Sa bibliographie  :

     

     

    • Mémé dans les orties, 2014.
    • Nos adorables belles-filles, 2016, renommé En voiture, Simone en 2017
    • Minute, Papillon !, 2017
    • Au petit bonheur la chance, 2018
    • La Cerise sur le gâteau, 2019
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