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    Éditeur : Buchet Chastel

    Genre : roman

    Année d'impression : 22 août 2019

    Résumé :

     

    Ici commence et finit le monde. Ses limites sont précises et immuables, elles vont du troisième caroubier de la grand-route à l’extrême pointe des rochers de la crique, une poignée de kilomètres plus loin.
    Ainsi en a décidé Niso, debout sur le bassin blanc des grandes décisions, celui-là même où, chaque été, nous allons massacrer de minuscules serpents, dans une orgie de hululements sauvages. Ce jour solennel où Niso l’affirme, bras croisés sur la poitrine, relevant le menton comme son père : « Ici commence le monde », nous l’acclamons en chœur.

    Une île grecque. La lumière et la mer éblouissante. Des enfants se retrouvent là chaque été pendant quelques années. Leurs parents, archéologues, travaillent sur les fouilles d’un chantier. Des semaines au goût d’éternité qui les marqueront.

     

     

    Mon avis :

     

    Une belle île grecque, des enfants, des parents archéologues. Le décor est planté. Ici, j’oserais dire chez Buchet Chastel et sous la plume de Christine Avel, la littérature vaut de l’or, le lecteur a exploré et a déniché la pépite dont rêvent tous les archéologues, sa lecture comme une fouille minutieuse a repéré le beau roman, la qualité du style d’écriture de l’auteur avec des mots qui ne restent pas en surface, qui semblent avoir chacun une valeur particulière et indélébile, une richesse sous nos yeux et, notre regard ne tarde pas à voir toute l’histoire défiler sous ses yeux, chaque scène, chaque personnage comme si lui-même en faisait partie intégrante. Le roman n’est pas un Zola ou encore un Balzac mais sa qualité est certaine et avec Christine Avel on est comme happé par ce monde qu’elle nous décrit si bien, on est transporté sur cette île, on sent le soleil sur notre peau, on entend le bruit des vagues, les coups de pioches, le bruit de frottement des brosses sur les vestiges retrouvés, le déclic de l’appareil photographique. Rien n’est oublié ni laissé au hasard et le lecteur évolue avec les personnages, les voit changer, grandir, vibrer, souffrir. Le roman ainsi est magnifique, unique en son genre, sans fausse note et au-delà arrive même à délivrer un message des plus important quand à la nature abîmée, meurtrie, polluée par l’homme et le fait que l’enfance sublime tout dans l’innocence de l’âge et que l’âge pris fait évoluer les consciences et ramène à une tout autre réalité, ancrée dans le temps qui passe, qui change les choses et la vision que l’on a d’elles.

    Ici, donc seulement chez Buchet Chastel, le roman de Christine Avel peut être qualifié de unique, une pépite d’or dans leur catalogue à s’approprier au plus vite. Un roman lumineux, profond et d’une grande qualité littéraire.

    Un grand merci à Christine Avel et aux éditions Buchet Chastel.

    Ma note : 10 / 10

     

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    Éditeur : Carnets Nord

    Genre : roman

    Année d'impression : 5 avril 2019

    Résumé :

    Maggie est une jeune américaine de vingt-trois ans installée à Paris. À cause d’un grave problème de surpoids, elle se heurte au regard des autres, à la difficulté de trouver du travail, d’avoir des amis, de rencontrer l’amour.

    Un jour, lors d’un entretien d’embauche dans une multinationale, on lui fait une proposition totalement inattendue. Si Maggie l’accepte, elle risque de voir le cours de sa vie changer du tout au tout. Mais pour cela, il va falloir quitter l’ombre et affronter la lumière. Maggie, « l’autruche » complexée et mal dans sa peau, va-t-elle réussir à prendre son envol ? Quelles épreuves et quelles joies l’attendent ? Comment se dévoiler lorsqu’on a passé toute sa vie à se cacher ?

     

    Crysten Sullivan décrit avec une grande finesse le quotidien souvent difficile d’une jeune femme obèse. L’extraordinaire vitalité de son héroïne Maggie donne au récit un ton enlevé qui déjoue les idées reçues.

     

    Mon avis :

     

    Qu’est-ce qui pousse un lecteur à lire tel livre ? La couverture sympathique du bouquin dans le rayonnage, le résumé ensuite détermine l’envie et la curiosité. Ici, tout y était pour m’attirer en tant que lectrice malgré des pensées dubitatives profondes mais parfois il faut oser pour avoir le fin  de l’histoire, non ?

    Et verdict donc, ce n’est pas un coup de coeur,  désolé chère Crysten, j’ai détesté « les sourires arc-en-ciel », je me suis dis pitié pas le meilleur ami beau gosse homosexuel !! Non, ça fait trop cliché, là. Mais au fil des pages, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, je me suis dis enfin une héroïne qui n’est pas la femme parfaite mais qui a des qualités pour évoluer. Bon, je ne me suis pas imaginée Maggie avec des tatouages sourire comme sur la couverture mais je l’ai trouvé attachante et drôle, tenace. Une égérie de roman qu’on aimerait connaitre peut-être ou du moins exister dans le réel, car on n’est pas toutes des superwomen, on a toutes des défauts, visibles ou invisibles et le plus dur bien souvent quand on est ronde, c’est de s’aimer et de s’assumer pour bien et mieux vivre.

    On pardonnera le cliché aussi pour le camembert dévoré en France. D’ailleurs, les parisiens aiment-ils le camembert, en tout cas j’en raffole personnellement et Crysten et son héroïne ont réussi à me faire saliver d’envie même si, à un moment donné,  je me suis dit que les mauvaises langues s’empresseraient de préciser que les personnes obèses mangent forcément trop de trucs dans le genre et qu’elles sont responsables de leur état. Pourtant, la vie nous apprend que grossir peut arriver à tout le monde pour diverses raisons.

    Conclusion, ce n’est pas un coup de cœur mais c’est un livre que je vous conseille de lire. Il est bien écrit, plein d’humour, d’amour, d’amitié, de rebondissements. Vous trouverez peut-être même en le lisant votre chemin pour être décomplexé et mieux dans votre peau. Ce livre dévoile ce beau message :

    « tout est possible dans la vie, il suffit de croire en soi et de s’aimer»

    Et alors l’autruche peut s’envoler…

    Je comprends peut-être mieux le fameux sourire arc-en-ciel qui m’avait tant agacé à la lecture du livre de Crysten. Lorsque l’on commence à s’aimer, à s’apprécier, notre vie change, le regard des autres aussi (malgré quelques récalcitrants). La vie nous semble plus belle alors, plus simple, même si rien n’est gagné d’avance et peut-être qu’on la voit plein de couleurs ou alors que l’on dégage quelque chose comme un sourire arc-en-ciel autour de soi…

    "S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute la vie."
    Oscar Wilde

    Appel à toutes les autruches de la terre, lisez ce bouquin et volez !! (même les non autruches,  sourire)

    Ma note : 8 / 10

     

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    Éditeur : Carnets Nord

    Genre : roman

    Année d'impression : 15 février 2019

    Résumé :

     

    Petiteannonce.fr : Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.

    Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile. Une écriture vive et alerte, des dialogues impeccables, des personnages justes et attachants qui nous emportent jusqu’à un dénouement inattendu, chargé d’émotions.

     

    Mon avis :

     

    Avec Mélissa Da Costa nous partons pour mieux vivre et respirer enfin. Au-delà de la maladie, de l’épreuve, l’auteur au fil des mots nous captive. Avec elle, c’est l’apprentissage de la vie, le retour aux sources, on respire à plein poumons alors que la vie est en sursis. Mais on profite de chaque moment à travers des personnages attachants qui pourraient nous ressembler ou ressembler à des proches, des amis.

    Un roman magnifique, d’une grande maturité qui nous emporte autant en émotions qu’en voyage. Un roman peuplé de paysages qu’on dirait authentique tellement les descriptions sont riches.

    On voyageait déjà en salivant devant la belle couverture de son livre et en lisant le titre si poétique mais lire cette histoire c’est comme  la vivre pour soi. Effectivement, on n’en ressort pas « intact ». Le cœur cogne, cri, les yeux admirent, pleurent, on sourit, on se sent triste, on apprend…

    Et alors que l’on semble chuter en même temps que l’un des protagonistes, déjà les prémices arrivent d’un second souffle de vie comme si l’auteur ne souhaitait pas réellement qu’on se quitte. Une plongée pour mieux rebondir. Des secrets révélés, des découvertes, des surprises comme une multitude de cadeaux que l’on déballe peu à peu.

    Un roman comme la pluie et le beau temps où trône la renaissance…

    Tout le bleu du ciel de Mélissa offert en partage généreux.

    Et une lectrice qui fait sa révérence à l’auteure et qui remercie chaleureusement pour ce roman, pour le beau rebondissement tant espéré alors qu’elle ressentait une pointe de déception et de frustration naitre en elle.

    Alors, envie de percer tous les secrets du bleu du ciel ?

     

    Ma note : 9.5 / 10

     

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