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    Éditeur : Grasset

    Genre :  Essai - témoignage

    Année d'impression : 9 mai 2019

    Résumé :

    Mon avis : en cours...

    Ma note :

    encore une fois, inutile de limiter une telle oeuvre et bien au contraire faire en sorte qu'elle ne tombe pas ou jamais dans l'oubli...

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    Éditeur : Léo Scheer

    Genre : récit autobiographique

    Année d'impression : 21 août 2019

    Résumé :

     

    « J’avais fini par imaginer que les reins, parce qu’ils fonctionnent sans qu’on puisse rien en savoir, sont le véritable siège de l’inconscient. J’avais opté pour les maintenir dans cette sphère de mon ignorance. Inutile de fouiller dans ces zones d’ombre, je savais très précisément où cela me conduirait. Qui étais-je pour me croire l’égale de celui qui, seul, peut sonder les reins et les cœurs ? »

    Pour écrire ce texte, Nathalie Rheims n’a pas été guidée par son imagination. Confrontée à une réalité implacable, elle raconte une année de lutte contre un mal singulier, qui, de génération en génération, frappe toutes les femmes de sa famille. Arrivée aux limites de ce que le corps et la conscience sont capables d’endurer, elle doit faire un choix, auquel elle n’aurait jamais cru devoir faire face, un choix sublimé par le don, mais rongé par le sentiment de culpabilité.

     

     

    Mon avis :

     

    Pour son 20 ème roman, Nathalie Rheims touche les cœurs en plein centre. Elle nous livre un récit autobiographique impressionnant et authentique. Elle se met à nu, plus que jamais auparavant, sans pudeur, sans faux semblant. Elle se livre comme en pâture au lecteur qui peu à peu parait le spectateur passif d’une tragédie vécue qui l’a pourtant portée à renaitre comme un phénix mais un phénix nouveau, différent, dans une vie différente au décor identique malgré tout mais aux variances inévitables et obligées.

    Nous assistons à la brutalité du coup reçu par elle, de sa bombe à retardement qu’elle possédait mais qu’elle avait toujours ignoré et qui un jour a explosé, éclatant sa vie comme si elle se réduisait à un puzzle à reconstruire.

    Mais, elle nous offre dans ce récit émouvant et à la fois que l’on repousse tellement dont on ne peut songer nous-mêmes cela possible, une leçon de vie, de courage, une force incroyable et le tout sublimé par l’amour qui arrive marquant l’espoir, la lutte intérieure et extérieure qui se joue devant nos yeux et finalement la vie qui reprend, différente et à découvrir.

    Nathalie Rheims a su dans son récit nous dévoiler toutes les phases de ce vécu comme en mode accéléré, vie de refus d’une possibilité de maladie et de mortalité, le face à face avec la vérité tenace et impossible à éviter, la lutte et la renaissance, l’autre étape qui fait espérer de bien belles lignes encore à lire dans l’avenir, qui sait ? Mais le lecteur comprend que sous ses yeux, il a reçu un don exceptionnel, les reins et les cœurs de l’auteur, sa vie, son souffle, sa souffrance, son amour-miracle que beaucoup rêvent.

    Alors, la passivité du lecteur disparait, il a vécu, à travers les mots de Nathalie Rheims une expérience, la sienne, qui le temps du récit, il s’est un peu approprié, comme une sorte de viol de l’intimité, transcendé par la beauté d’un amour d’exception.

    Tout simplement, merci à Nathalie Rheims en espérant que sur la prochaine couverture de livre, son visage sera illuminé d’un sourire (mais on comprend tellement ce visage ici, figé, encore pâle de ce vécu foudroyant, cette renaissance fragile, ce regard vers l’avenir, interrogatif, penseur et, ce poing sous le menton comme une détermination à vivre enfin, pleinement).

    Merci également aux éditions Léo Scheer d’avoir rendu possible cette trace de vie, indélébile, un témoignage que beaucoup n’ont pas pu tenir.

    Merci enfin à l’agence de Presse Gilles Paris et à son équipe pour leur confiance.

    Je vous laisse «  Les reins et les cœurs », entre vos mains, prenez en soin. Ce n’est pas qu’un simple récit, c’est une vie. 

     

    Ma note : aucune note cette fois, cela réduirait l’œuvre qui ne le mérite pas, elle a besoin juste d'exister pleinement...

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    Éditeur : d'abord auto-édition puis chez Michel Lafon puis Le livre de poche

    Genre : roman

    Année d'impression :  entre 2014 et 2015  et le 9 mars 2016 pour la version poche

    Résumé :


    Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
    Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral,

    et une véritable cure de bonne humeur !

     

     Mon avis :

     

    D’entrée, ce qui frappe pour ce roman de Aurélie Valognes c’est le style de couverture avec ce design à carreaux rouges et blancs comme si on allait pique-niquer ou manger sur une nappe ou encore l’idée peut-être d’un certain réconfort ou confort. Volonté de l’auteure ou de son éditeur ?  En tout cas, l’idée est intéressante pour mener déjà le lecteur à se sentir bien et proche de ce livre. Puis, le titre, « Mémé dans les orties » nous surprend, nous fait sourire, nous intrigue. Si l’on pousse un peu dans la recherche ou dans la réflexion, cela est issu d’une expression « Faut pas pousser mémé (mémère, grand-mère…) dans les orties ! Signifiant tout simplement qu’il ne faut pas abuser, exagérer, dépasser les limites. L'origine de l'expression de base ''faut pas pousser'' pour ''il ne faut pas exagérer'' semble tout aussi inconnue que sa période d'apparition.

    L'ajout de la mémé est là pour en renforcer le sens. Son côté cocasse en rend l'utilisation plus fréquente que "faut pas pousser le bouchon trop loin" qui a exactement la même signification. 

    On comprend le choix de ce titre à la lecture du roman, l’histoire de ce vieil homme qui aspire à être bien tranquille dans sa solitude mais qui asocial ne plait pas à tout le monde et se crée des ennemis. La vie le pousse dans ses retranchements, le pousse à évoluer même s’il rechigne et tente de fuir la réalité. Il accepte beaucoup pourtant au final même des intrusions dans sa vie mais jusqu’à un certain point. Faut pas pousser tout de même !! Sa carapace peu à peu se briser et il s’ouvre aux autres et au bonheur.

    Tout au long du roman, ce dernier est divisé en chapitres qui semblent comme des petits échos du titre, non semblables mais ressemblants dans le style, des expressions courantes de la vie qui nous plongent dans le quotidien et l’intimité des personnages.

    « Tourner au vinaigre », « avoir la moutarde qui monte au nez », « au petit bonheur la chance »….

    Peut-être une volonté de mettre à l’aise le lecteur. C’est réussi. On en sourit. On aime bien l’histoire, on se plait à la lire. On passe un bon moment avec ce roman entre les mains.

    D’après un critique de France 5, Gérard Collard, le roman est « absolument fabuleux » et d’après le résumé, c’est un « livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur ». Fabuleux est peut-être un peu exagéré en terme pour désigner ce roman. Oui, il est pas mal, il se lit bien mais ce n’est pas non plus le roman du siècle. Drôle ? On dira plutôt qu’il fait sourire. Par contre oui, il fait du bien car on se dit que tout se termine bien pas comme dans la vie et que les méchants sont punis, enfin !

    Alors si l’envie vous prend de voir ce qui se cache derrière « Mémé dans les orties », ne vous en privez pas. Vous ne serez peut-être pas en extase après votre lecture, vous ne positionnerez peut-être pas le bouquin dans vos coups de cœur et vos favoris mais vous aurez passé un moment sympa et qui sait, cela vous donnera-t-il la pêche si c’était un jour sans…

    Aurélie Valognes ou la fée qui nous évade de notre quotidien et nous fait sourire.

    Mémé dans les orties, un roman bon pour le moral en effet.

    Une fin un peu trop rapide et qu’on aurait peut-être aimé autrement…. Possible. Mais n’oublions pas, faut pas pousser mémé dans les orties !!

     

    Ma note :  8 / 10

     

     

     

     

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    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman de littérature gay

    Année d'impression : 27 septembre 2018

    Résumé :

     

    Un homme, une femme, leur petit garçon : tout semble pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais le soir de son bac, Johann parle à son père. Il lui révèle son homosexualité et leur monde s’effondre. Lui qui a toujours fait le bonheur de ses parents, les a tant aimés et a tant été aimé d’eux, se voit banni du cercle familial en un instant. La vérité, la sienne, ne lui semble pourtant pas si dure à entendre : l’amour n’est pas un mal.

     

    Johann va d’aventures en aventures, avide de tendresse, mais aussi de compréhension. Sur son chemin, lui est révélé le secret brûlant que dissimule son père. Cette découverte bouleversante lui fait réaliser que la vérité n’est pas toujours simple à appréhender. Commence alors pour Johann une vie sans repères qui ne bat que pour une conviction : aimer et l’être en retour.

     

     

    Roman initiatique, Trois cœurs est l’œuvre la plus autobiographique d’Éric Jourdan. À travers le portrait touchant de Johann, l’auteur dessine la quête identitaire de chacun et la complexité des relations humaines.

     

    Mon avis :

     

    Comme le révèle déjà le titre, le roman d’Éric Jourdan, Trois cœurs, n’est pas un simple livre, d’une grande profondeur, émouvant, empli aussi de pudeur autant que de suggestions sur la vie d’un certain Johann qui n’est autre en fait réel que l’auteur lui-même. C’est un roman initiatique, l’histoire romancée de Éric Jourdan qui se livre ici comme jamais. Scindé en trois parties l’une sur William que l’on saura être le père de Johann donc le père de Éric Jourdan et l’autre partie sur Marie-Antonia sa mère et la dernière qui réunit le couple. Tout au long, on découvre les origines de Johann/Éric, le fruit d’un amour de deux âmes blessées qui en se trouvant, touchent au bonheur enfin mais ce bonheur a une faille, leur fils qui ne sera pas à la hauteur de ce qu’on attendait de lui. Entre amour et drames familial et amical, entre amour et bonheur, non dits et révélation, on touche à la vie, à l’être en profondeur et à la difficulté d’être et d’exister  dans cette vie.

    Trois cœurs, trois parties qui déstabilisent le lecteur a sa lecture  (on ne s’attend pas au départ à l’arrivée d’une seconde partie qui bouleverse par un retour en arrière dans l’histoire pour mieux nous offrir en totalité ce qui a pu se passer) mais qui l’émeuvent surtout s’il comprend ce qui se trame, qu’il en accepte chaque parcelle du puzzle qui progressivement se met en place devant ses yeux attentifs. Certains seront émus, d’autres choqués, jugeront ou ne comprendront pas. Mais ce roman aura au moins ce mérite de ne pas laisser indifférent.

    Trois cœurs où la grande déclaration d'amour d’un homme resté enfant-adolescent.

    Trois cœurs où la délicatesse de mots pudiques et suggestifs dans lesquels l’ombre d’un père règne encore, au point de ne pas tout dire, de suggérer, de parler avec force d’amour, de montrer l’étouffement  du cœur par les mots, comme un grand cri qui tente toujours de percer une carapace.

    À peine perturbé par trois ruptures comme des cicatrices indélébiles, un roman touchant,  magnifique et marqué au fer rouge par des vérités amères…

    Trois cœurs.

    William. Marie-Antonia. Johann/Éric. 

     

    Ma note : 9.5 / 10

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    Éditeur : Héloïse d'Ormesson

    Genre : roman

    Année d'impression : 2 mai 2019

    Résumé :

     

    " Je n'aurais jamais imaginé devenir cette fille-là. Personne ne peut comprendre pourquoi je ne le quitte pas, je l'ignore moi-même. "

    Après quelques mois d'une passion enivrante et sans nuage, Marina sait qu'elle a enfin trouvé
    le bonheur avec Torsten. Mais un jour, le masque se fissure et il révèle son vrai visage. Emportée
    par ses sentiments, Marina pardonne inlassablement et s'habitue à l'inacceptable, jusqu'à se perdre et sombrer.

    Un bonheur sans pitié est le récit d'un amour insensé, incompréhensible et fatal. Avec justesse et sensibilité, Éric Genetet raconte, sans jamais la juger, l'histoire d'un couple régi par une violence physique et morale qui engloutit leur existence et transforme leur union en prison.

     

     

    Mon avis :

     

     

    En amour le bonheur c’est à deux. Un roman scindé en deux ? Oui pourquoi pas. Une belle approche pour parler d’une relation d’amour entre deux êtres, de sa genèse hélas ici à sa rupture…

    D’un côté Marina, de l’autre Torsten, une approche de leur passé, une union puis une désunion. Eric Genetet s’inspire de l’histoire d’une de ses proches pour nous livrer un roman original. La lecture est fluide, le style efficace mais est-ce voulu de ne pas trop en dire, de ne pas trop révéler la violence. Est-ce par soucis de bienséance ou par respect ? Nous aurions peut-être tendance à le croire car la réalité même remise sur papier en forme romanesque à un goût bien amer.

    Le happy end de fin soulève également une petite interrogation. Eric Genetet a-t-il souhaité offrir sous sa plume un espoir aux femmes qui subissent une violence conjugale. Après les coups, les insultes, les rabaissements il y a  autre chose, une vie meilleure et plus heureuse comme si l’on disait « après la pluie, le beau temps ».  Ou est-ce là encore l’approche d’une réalité vécue par cette personne de ses proches ?

    Nos vies sont parfois proches de l’écrit ou non. Nos vies sont parfois entourées de douleurs, de proches, sœurs, mères, amies… qui sont tombé sous les coups, qui subissent encore ou qui ont subi, sont parties mais l’après a encore ce goût qui glace… Des séparations difficiles, des divorces qui tardent, des enfants entre qui souffrent et qui subissent à leur tour.

    Le roman d’Eric Genetet n’est donc pas un coup de cœur mais on peut lui tirer sa révérence car il met en lumière, comme sous des projecteurs la vie que d’autres subissent… Une vie fragile. Un bonheur éphémère… Sans pitié.

    Ma note : 9 / 10

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