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    Le vertige des falaises

     

    Éditeur : Plon

    Genre : roman

    Année d'impression : 6 avril 2017

    Résumé :

     

    Sur une île sauvage et désertée, Marnie, adolescente effrontée et fragile, vit au-dessus des falaises au cœur d’une imposante maison de verre et d’acier avec sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, qui règne sur la famille et sur l’île tout entière.

     

    Des plaines aux herbes hautes, des sentiers au bord de mer, la nature se révèle aussi cruelle que les mystères trop longtemps ensevelis.

     

    Et si une seule personne détenait tous les secrets de cette famille et s’en libérait enfin ?

     

    Mon avis :

     

    Avec Gilles Paris, on a le vertige car on replonge dans une enfance feutrée où même le bruit du vent a sa particularité. On redevient enfant en redécouvrant les petits plaisirs même les plus simples, on sourit et on rit, on goûte aux joies des premiers amours, on se sent pousser des ailes. Mais, par petites touches comme un puzzle qui se reconstitue peu à peu sous nos yeux, comme des fiches de personnages à retourner pour découvrir des réponses, le roman de Gilles Paris prend vie, se dévoile, nous intrigue, nous heurte tout en émotion.

    Gilles Paris est un peu comme une Colette au masculin. Son histoire respire les couleurs de la vie, les senteurs de la terre, de la mer, elle a le goût de ses personnages qui semblent devant nous avoir une vie à part entière, dans leurs secrets et leurs partages. Ils sont attachants autant qu’ils peuvent nous déranger comme certains tels que Vincy est son vocabulaire un peu exagéré lorsqu’il voit toutes les filles comme des dindes que l’on pourrait qualifier d’écervelées face à sa Marnie incroyable, rebelle et mystérieuse ou encore cette vieille fille de Prudence qui semble ancrée au décor.  

    Gilles Paris nous fait rêver par ces bouts d’enfance retrouvée.

    Et, comme un cadeau à ses lecteurs ou un hommage à la personne qui lui est chère dans la vie, il pose le personnage de Manos, témoin à l’intérieur de l’histoire et reflet de la vie de l’auteur lui-même. Cela est touchant.  

    Un bijou de roman dans l’écrin de nos mains.

     

    Ma note :  10 / 10

     

    C'est un joli coup de 

    Joli Coeur rouge avec reflet animé

     

     


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    Éditeur : Albin Michel

    Genre : roman

    Année d'impression : 1er mars 2013

    Résumé :

     

    Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l'Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. à moins que...

     

    Jake Epping, professeur d'anglais à Lisbon Falls, n'a pu refuser d'accéder à la requête d'un ami mourant : empêcher l'assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l'entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l'époque d'Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d'un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d'une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
    Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d'un suspense vertigineux l'Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

     

     

    Mon avis :

     

     

    Sans nul doute là encore un bon Stephen King où l’on sent le talent du maître de l’horreur. Il y a fait un beau travail d’écriture pour que nous ayons l’impression d’un réel retour dans le temps. Tout démarre de manière progressive pour arriver vers la réelle intrigue dont  l’Amérique frissonne encore. L’affaire JFK reprend vie sous la plume de Stephen King avec brio. De faits divers quelconques, on passe au niveau supérieur. King jongle entre passé et présent (celui notamment de 2011, avec Obama au pouvoir). Il offre un récit fort par sa volonté de réalisme, on ne peut en effet parler de l’assassinat de JFK sans entrer dans l’Histoire (donc un travail documentaire impressionnant effectué), fort aussi  en références culturelles de livres ou films dont Stephen King évoque (on reconnait là le fait que son talent n’est pas simplement celui d’un amateur chanceux mais bel et bien celui d’un homme cultivé) ou fort de sa propre bibliographie qui comme un puzzle se découvre dans ce récit palpitant.

    Ainsi, en 1958, Jake Epping se rend dans un bar de Derry, ville fictive de l'État du Maine, dans laquelle le barman lui parle d'une série de meurtres d'enfants, citant Patrick Hockstetter et George Denbrough, et évoque la possibilité que le meurtrier soit déguisé en clown. Ces événements sont relatés dans Ça, roman dans lequel interviennent les adolescents Richard « Richie » Tozier et Beverly « Bev » Marsh, rencontrés par le narrateur Jake Epping ;

    Les Lions, équipe de football du lycée de Jodie, rencontrent les Ours d'Arnette, Arnette étant une ville fictive du Texas (comme Jodie d'ailleurs) apparaissant dans le roman Le Fléau ;

    À plusieurs reprises le héros croise une Plymouth Fury rouge et blanche, voiture du roman Christine ;

    De multiples clins d'œil au cycle également de La Tour sombre sont faits.

    On n’en dit pas plus, les fans s’y retrouveront et le roman a tout pour plaire à d’autres lecteurs. Fantastique, science-fiction, suspens, peur, violence, amour même et Histoire en font un roman puissant.

    Bien évidemment, on sera peut-être déçu par la longue mise en place de l’intrigue, même si cela est nécessaire. On sera peut-être déçu aussi par la seconde intrigue, celle de l’amour qui se perd un peu dans les couloirs du temps et qui ne prend pas la tournure espérée. Mais que faut-il attendre d’une rencontre amoureuse entre deux êtres d’un autre âge et d’époque différente ? Stephen King cependant montre que les sentiments restent et que la magie se garde. Un peu comme dans le film N’oublie jamais

     

     

    Ma note : 9 / 10

     


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    Fin de ronde

     

    éditeur : Albin Michel

    Genre : roman

    Année d'impression : 8 mars 2017

    Résumé :

    Dans la chambre 217 de l'hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau.

    Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi...


    « Après Mr Mercedes et Carnets noirs, les fans de Stephen King trouveront dans ce mélange de suspense et d'horreur la conclusion parfaite à la trilogie de l'inspecteur Hodges. » Publishers Weekly

     

    Mon avis :

     

    Fin de ronde mais certainement pas la fin du maitre de l’horreur. Une nouvelle fois, un bon King qui se permet d’aller même au-delà de la fiction en montrant une inquiétude réelle quand au monde connecté, trop de nos jours et les conséquences que cela peut impliquer comme par exemple le suicide.

    Fin de ronde ou la fin de sa trilogie qui nous fait déjà espérer le roman suivant, une fin bien maîtrisée, emplie de suspens, de débordement frôlant le surnaturel, propre à Stephen King mais le regret de surprises peut-être… Le psychopathe fini par mourir, le bon flic aussi de son cancer hélas. Une réalité encore qui fait froid dans le dos au-delà des mots et de la fiction. Pas de rebondissements, c’est bel et bien fini et les survivants reprennent leur vie quelque peu pépère.

    Cependant, King assure toujours et s’amuse avec ses mots. Il nous épate toujours et nous régale encore, place de belles références musicales, cinématographiques, littéraires comme s’ils voulaient nous faire partager aussi son domaine privé en dehors de la fiction. Il n’écrit plus simplement pour nous faire bondir d’effroi mais pour nous faire réagir, on le ressent d’autant plus désormais et pourtant, si l’on se souvient bien Le fléau nous portait déjà à la réflexion sur les travers de notre société (guerre chimique et biologique).

    Ma note : 9 / 10

     

     


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    Éditeur : Plon

    Genre : roman

    Année d'impression : juillet 2017

    Résumé :

     

    Lui, elle, une histoire universelle. Elle s'en va, il la rêve.
     

    Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.


    « Pendant un temps, tout reste normal. On saute et on rebondit, on s’élance et on atterrit, pourtant la fin est proche, très proche. Lorsqu’on en prend conscience, qu’on réalise que l’on ne saute plus aussi haut qu’avant et qu’on peine à atteindre les sommets que l’on caressait du bout des doigts en se hissant sur la pointe des pieds, il est déjà trop tard. Le fil se détache, et il faudrait courir s’agripper là où on le peut, mais on ne le fait pas, et on s’élance, certain que tout va rentrer dans l’ordre. La chute n’en est que plus douloureuse. Mort d’inquiétude à l’idée de heurter le sol qui, seconde après seconde, se rapproche, on hurle, on se débat, et plein d’espoir, on attrape le fil encore pendu à notre cœur, mais ce fil, ah ! ce fil, il n’est plus relié à rien. »

     

    Mon avis :

     

    Un titre au ton quelque peu poétique, déjà évocateur du fil conducteur de l’histoire. Une couverture agréable au toucher et qui, elle aussi révèle un peu et nous montre peut-être même déjà la complexité de l’histoire qui atteint l’universel par tous ses possibles. Un récit original sur fond de plusieurs possibilités.

     Cependant, à trop vouloir l’originalité et réfléchir sur toutes les possibilités d’une histoire d’amour et de sa rupture, on en perd le côté émotionnel et profond. Il est difficile de lire ici car il y a trop de repères et on ne sait plus vers où aller. Sûrement est-ce là la volonté de l’auteur pour mieux démontrer la difficulté d’une relation d’amour et surtout l’après rupture.

    Mais, à trop vouloir tendre vers l’originalité et vers l’universalité pour toucher un large lectorat, le risque s’installe. Une écriture certes maitrisée, fluide, calculée et bien structurée pourtant l’ennui s’installe à la lecture et le lectorat n’accroche pas forcément et en ressort déboussolé surtout et sans prise émotionnelle réelle.

    Pour te perdre un peu moins ou du moins se perdre un peu plus.

     

    Ma note : 6 / 10


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    site officiel du roman

     

    Éditeur : autoédition

    Genre : roman

    Année d'impression : 25 novembre 2016

    Résumé :

    Wihéa, abandonne son chalet dans un village reculé des Hautes-Alpes, pour venir à "la" ville, trouver les assassins de ses parents.

    Un bout de vie compliquée pour une jeune fille de 18 ans, qui va devoir se faire à la mode, passer son permis, trouver à se loger, et ne pas faire confiance à tout le monde...

    Vous parler de ma démarche...du roman... c'est parler de la vie, des gens, comme vous et moi...de ces intuitions, qui traversent notre esprit, de ce dernier, nous donnant des directions à prendre.. de ce sentiment d'être "différent", simplement parce que l'on ressent "autre chose" parce que l'on communique avec l'au-delà, que l'on voit l'avenir...

    Wihéa aurait été brûlée comme sorcière dans le passé... Aujourd'hui, elle est "juste" une enfant Indigo.

     

     

    Mon avis :

    Wihéa, le premier roman signé de la plume de Isabelle Vauché est surprenant. Dès le départ, il semble nous happer malgré quelques maladresses à mettre sur le compte d'une expérience nouvelle pour l'auteur de l'écriture. Cependant, on oublie vite cela et la plongée se fait au travers de la couverture mystérieuse et envoûtante représentant sans nulle doute une partie du portrait de l'héroïne, Wihéa. Un regard comme sorti d'un songe ou d'un souvenir.  (une photographie de Séléna Bottari, la fille de Isabelle Vauché)

    Une écriture fluide, fraîche, délicate et osée pour une histoire captivante où tous les éléments sont réunis pour conquérir un large lectorat. Amour, enquête, suspens, mystère, ésotérisme et un brin d'érotisme.

    Au-delà de l'histoire, on trouvera une culture assez riche, un humanisme profond et peut-être même une volonté de partage et d'éclaircissement sur des phénomènes méconnus et qui souvent font peur ou du moins qui déstabilisent.

    Beaucoup se retrouveront dans ce roman pour diverses raisons.

    On hésite parfois à lire des auteurs méconnus, auto-édités mais oser peut apporter de belles découvertes et des surprises de lecture. Un premier tome qui nous amène ardemment à lire la suite, plein de promesses.

    Ma note : 9 / 10

     

     

     

     


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