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    Vertiges

     

    Éditeur : Société des écrivains

    Genre : recueil de nouvelles

    Année d'impression : 2014

    Résumé :

    « Elle sortit donc de voiture et sursauta à un grondement de tonnerre, elle attrapa sa poche de croissants et se dirigea vers la maison. Elle sonna... et tout se précipita... Elle eut à peine le temps de percevoir une voix féminine provenant de l'intérieur que la porte s'ouvrit... Et, là, elle vit l'objet de ses rêves, effectivement dévêtu, mais avec un regard glacial ! Il n'eut pas un mot, referma aussitôt la porte avec une violence inouïe. À cet instant même, une pluie torrentielle s'abattit sur elle. » De rêves en désillusions, de passions en trahisons, d'attentes en regrets, les nouvelles composées par B. Naos voient tomber sur elles un voile de désenchantement. Des textes où l'écrivain, à l'écoute des cœurs torturés de ses personnages, semble comme sonder les doutes, les tremblements intérieurs, la culpabilité et l'inconstance de toute l'âme humaine, moins pour la juger que pour en saisir l'inhérente faiblesse... En cela, il y a comme une profonde compassion à l'origine de ces récits qui disent la fragilité de notre condition.

    Mon avis :

    Vertiges est un recueil de nouvelles qui nous laisse un peu dans la déception. La photographie du recueil ne valorise pas les histoires que l’on lit à l’intérieur marquant juste peut-être le titre et encore! et une des nouvelles dans laquelle les personnages font de l’alpinisme.


    La déception continue par des personnages parfois non nommés, seulement déclarés L ou A ce qui ne nous rapproche pas deux. Est-ce voulu de la part de Bernard Naos ?

    Et dans une nouvelle, la survenue soudaine de l’anglais dans le récit ? C’est brutal et on se demande le pourquoi de cette interruption dans la langue. Effet de style ? Une référence à un poème de W H Auden:
     « my North, my South, my East and West,
    My working week and my Sunday rest,
    My noon, my midnight, my talk, my song;”


    Funeral Blues


    Volonté de mettre un peu de culture dans un texte banal. Étrange justement surtout lorsque l’on ne voit aucune note de référence en bas de page pour évoquer le véritable auteur de ces lignes. Pour quelle raison ?
    Mais là n’est pas la seule référence à un poète dont le nom n’est même pas par respect cité.
    On verra aussi par exemple :


    « Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
    Suspendez votre cours »


    Tiré du fameux poème intitulé « Le lac » de Lamartine. Que pensez alors ?


    Vertiges ici ou plutôt une descente littéraire orné de tromperies sur fond de nouvelles voulues intéressantes pour les lecteurs ?

    Ma note : 5 / 10

     


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