• Titre 22/11/63

     

     

    Éditeur : Albin Michel

    Genre : roman

    Année d'impression : 1er mars 2013

    Résumé :

     

    Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l'Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. à moins que...

     

    Jake Epping, professeur d'anglais à Lisbon Falls, n'a pu refuser d'accéder à la requête d'un ami mourant : empêcher l'assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l'entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l'époque d'Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d'un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d'une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
    Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d'un suspense vertigineux l'Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

     

     

    Mon avis :

     

     

    Sans nul doute là encore un bon Stephen King où l’on sent le talent du maître de l’horreur. Il y a fait un beau travail d’écriture pour que nous ayons l’impression d’un réel retour dans le temps. Tout démarre de manière progressive pour arriver vers la réelle intrigue dont  l’Amérique frissonne encore. L’affaire JFK reprend vie sous la plume de Stephen King avec brio. De faits divers quelconques, on passe au niveau supérieur. King jongle entre passé et présent (celui notamment de 2011, avec Obama au pouvoir). Il offre un récit fort par sa volonté de réalisme, on ne peut en effet parler de l’assassinat de JFK sans entrer dans l’Histoire (donc un travail documentaire impressionnant effectué), fort aussi  en références culturelles de livres ou films dont Stephen King évoque (on reconnait là le fait que son talent n’est pas simplement celui d’un amateur chanceux mais bel et bien celui d’un homme cultivé) ou fort de sa propre bibliographie qui comme un puzzle se découvre dans ce récit palpitant.

    Ainsi, en 1958, Jake Epping se rend dans un bar de Derry, ville fictive de l'État du Maine, dans laquelle le barman lui parle d'une série de meurtres d'enfants, citant Patrick Hockstetter et George Denbrough, et évoque la possibilité que le meurtrier soit déguisé en clown. Ces événements sont relatés dans Ça, roman dans lequel interviennent les adolescents Richard « Richie » Tozier et Beverly « Bev » Marsh, rencontrés par le narrateur Jake Epping ;

    Les Lions, équipe de football du lycée de Jodie, rencontrent les Ours d'Arnette, Arnette étant une ville fictive du Texas (comme Jodie d'ailleurs) apparaissant dans le roman Le Fléau ;

    À plusieurs reprises le héros croise une Plymouth Fury rouge et blanche, voiture du roman Christine ;

    De multiples clins d'œil au cycle également de La Tour sombre sont faits.

    On n’en dit pas plus, les fans s’y retrouveront et le roman a tout pour plaire à d’autres lecteurs. Fantastique, science-fiction, suspens, peur, violence, amour même et Histoire en font un roman puissant.

    Bien évidemment, on sera peut-être déçu par la longue mise en place de l’intrigue, même si cela est nécessaire. On sera peut-être déçu aussi par la seconde intrigue, celle de l’amour qui se perd un peu dans les couloirs du temps et qui ne prend pas la tournure espérée. Mais que faut-il attendre d’une rencontre amoureuse entre deux êtres d’un autre âge et d’époque différente ? Stephen King cependant montre que les sentiments restent et que la magie se garde. Un peu comme dans le film N’oublie jamais

     

     

    Ma note : 9 / 10

     


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