• Sage comme une image

     

    Sage comme un image

     

    Éditeur : éditions Textes Gais

    Année d'impression : 17 novembre 2014

    Genre : roman

    Résumé :

    Erik Jorgensen, Consul du Danemark à Paris, reçoit chez lui Joren Hässel, un auteur compatriote, qui vient de recevoir un important prix littéraire français.
    Le fils du consul, Kristian, un lycéen déluré, tombe sous le charme de cet auteur dont il a lu le dernier roman.
    Joren Hässel n’est pas insensible aux provocations de ce dernier. Il devient l’amant du jeune homme et devra gérer au mieux, une relation qu’il juge gênante, si ce n’est coupable, et un adolescent difficile à tenir.

     

    Mon avis :

    Une couverture sage mais un roman qui soulève bien des interrogations et des débats. L'homosexualité, l'inceste, l'amour, l'enfance et la découverte des sens, les blessures également de cette enfance. Un roman donc qui ne laisse et ne doit pas laisser indifférent et qui se lit bien.

    On entre dans une intimité douce autant que révoltante dans le fait que les secrets de famille se dévoilent, les tabous cherchent à se défaire mais rien n'est évident autant dans cette fiction que d'ailleurs dans la réalité de la vie.

    Peut-être pourtant un reproche à faire à ce roman lorsqu'on voit désormais la jeunesse d'aujourd'hui qui semble bien plus mure. Doit-on parler encore d'enfant pour un adolescent de quinze ? La frontière est certes petite entre l'enfance et l'adolescence et il n'y a parfois qu'un pas selon les situations. Cependant, l'auteur semble-t-il a voulu marqué l'amour par la différence d'âge qui choque.

    Deux questions aussi sont soulevées : devient-on homosexuel ou est-ce ancré en soi dès le départ ? Ici, les sens tanguent dangereusement pour la découverte de soi, même pour les hétérosexuels. L'éducation également prend une place importance pour l'avenir. Les parents jouent un rôle dans l'avenir de l'enfant autant que les gens rencontrés par la suite.

    Un roman donc abordable, un bon moment de lecture dommage que l'histoire semble freinée dans sa profondeur avec des moments intimes mis un peu entre parenthèses et rapidement passés. Est-ce la peur de trop en dire ? La peur du "quand dira-t-on" ? Ce roman aurait-pu être plus marquant encore, plus intimiste, plus dans l'émotion s'il avait dépassé un peu plus la naïveté de son côté première fois.

    Déception ? Non bien évidemment. Peut-être un peu trop sage.... Voulu ?

     

    Ma note : 8/ 10


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