• Prochainement...

    Le chat et autres histoires

     

    Éditeur : Z4 éditions

    Genre : recueil de textes

    Année d'impression : juillet 2017

    Résumé :

    Les textes rassemblés dans cet ouvrage sont le résultat d’un travail accompli au cours d’une résidence d’auteur(e)s qui s’est déroulée à POULX du 5 au 20 juin 2017 à l’initiative du groupe chinois TAETEA (producteur de thé et créateur de l’institut littéraire Taetea).

    Émilie Panisset-Barachant fait ici la démonstration de son talent pour les formes brèves et de son goût pour les histoires « dures ». Un régal de noirceur.

    Avec « Le chat et autres histoires », elle nous offre une nouvelle version de son style multiforme, incisif, sans fioritures, allant à l’essentiel – cette alliance de l’essence et du ciel – il n’a nul besoin de chercher à briller.

    Mon avis : à venir, besoin d'une relecture

    Ma note :  / 10


    votre commentaire
  •  

    Le cave du Vatican

     

    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman policier érotique

    Année d'impression : 13 avril 2017

    Résumé :

    Du suspense, du sexe, de la mauvaise foi, des spaghetti alle vongole et quelques fantaisies maison : Liebig réincarné en San Antonio ! 

    Lorna, très jolie fliquette, a sa méthode pour faire accoucher les suspects et les témoins. Elle donne de son corps. Son collègue Glossu a aussi sa méthode : la mandale. Tous deux se retrouvent à enquêter sur une très sale affaire au cœur du Vatican. Sous les plafonds ornés de la cité papale, le protocole va en prendre un coup : ça va secouer chez les mitres et le Grand Patron va être obligé de s’en mêler. Du suspense, de la mauvaise foi, des spaghetti alle vongole et quelques fantaisies maison. En tout cas, c’est prouvé maintenant : les anges ont un sexe et ils savent s’en servir. 
     

    Mon avis :

    Étienne Liebig nous offre ici un roman policier érotique qui ferait sans nul doute frémir le Vatican et ses fidèles. Meurtres, sexe, dépravation, tout est mis d'ailleurs pour cette réaction. Le genre qui plaira aux amateurs et qui déplaira aux puritains.

    L'auteur nous mène avec brio dans cet univers à la fois sacré et détourné, passant d'un langage familier, limite vulgaire à un langage plein de respect, châtié, à la limite du trop plein cependant pour chacun. On se dirait dans l'exagération, les clichés remis au goût du jour.

    L'ennui s'installe dans la lecture. La sexualité est vite remballée, même pas le temps d'être troublé par les mots. Le suspens cependant est là jusqu'au bout et l'histoire tient la route.

    Pourquoi également parler d'un rapprochement avec la série française de polar San Antonio, créée par Frédéric Dard si ce n'est pour attirer un grand nombre de lecteurs au moins par curiosité. Mais tout lecteur n'a pas forcément lu un San Antonio et la comparaison est peut-être un peu exagérée, sinon un clin d’œil quand à l'illustration de couverture qui n'est pas sans rappeler ce qui a fait le succès des San Antonio entre enquêtes, suspens et créatures plantureuses à souhait. Serait-ce ici une sorte de parodie, de la dérision en comparaison ?

    Le coup de cœur n'est donc pas là. On laissera tout de même planer sur cette œuvre la considération d'un talent d'écriture car Liébig jongle avec les mots, avec le langage ; il ose. Plane aussi les idées, les clichés, tout ce qui reste dans l'ombre, les non-dits, les histoires qui parfois se révèlent au grand jour et qui soulignent parfaitement le fait que tout n'est pas toujours tout blanc ou tout noir. Rien n'est totalement acquis que ce soit de l'ordre du religieux ou de la sexualité, limites ou pas, on peut parfois avoir bien des surprises.

     

    Ma note : 6 / 10


    votre commentaire
  •  

    Le retour de Jules

     

    Éditeur : Albin Michel

    Genre : roman

    Année d'impression : 4 mai 2017

    Résumé :

    « Guide d’aveugle au chômage depuis qu’Alice a recouvré la vue, Jules s’est reconverti en chien d’assistance pour épileptiques. Il a retrouvé sa fierté, sa raison de vivre. Il est même tombé amoureux de Victoire, une collègue de travail. Et voilà que, pour une raison aberrante, les pouvoirs publics le condamnent à mort. Alice et moi n’avons pas réussi à protéger notre couple ; il nous reste vingt-quatre heures pour sauver notre chien. »
     
    Au cœur des tourments amoureux affectant les humains comme les animaux, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un suspense endiablé, où se mêlent l’émotion et l’humour qui ont fait l’immense succès de Jules.

    Mon avis :

    Parfois les apparences sont bien trompeuses. Même chez nos amies les bêtes en l'occurrence ici les chiens.

    Dans Jules, Didier Van Cauwelaert nous montrait l'importance des chiens dressés pour aider les aveugles puis des épileptiques. Il récidive dans Le retour de Jules cette fois avec un doublé : deux chiens ! Toujours notre bon Jules mais qui risque sa vie et l'arrivée de sa compagne de route Victoire qui mènera le lecteur vers une autre capacité canine, celle de débusquer le danger du terrorisme.

    Le roman est une course effrénée, le lecteur est vite entraîné à coup de pattes par la plume subtile et intelligente de l'auteur. L'histoire a tout pour séduire et faire passer un bon moment de lecture. Entre danger, suspense, amour, réalité même car l'auteur sous ses mots envoie un message assez fort sur le sujet de l'épilepsie. Les chiens en effet peuvent détecter des crises et être parfois bien utiles face à la solution médicamenteuse.

    Un roman qui offre des surprises, qui dénonce, qui évoque et qui peut se lire indépendamment du premier opus Jules, datant de 2015 (voir la chronique http://leslecturesdelaeti.eklablog.com/jules-a117375502).

    remarque : sur la couverture de Jules, le chien ne paraissait pas être un labrador. Ici dans Le retour de Jules, on peut constater un petit changement dans l'apparence, les oreilles du chien moins grandes. Un peu plus labrador donc !! Un regard aussi qui en dit long... Détresse, gentillesse. Tout pour faire fondre le lecteur.

    Une fin par contre un peu trop happy end mais on comprendra que tout doit avoir une fin malgré tout. On ne peut indéfiniment étirer une histoire, faire perdurer des personnages à moins du virer dans un autre genre et là, le genre frôle le réalisme au creux de la fiction et de l'imaginaire de l'auteur.

    A découvrir donc !

     

    Ma note : 9.5 / 10


    votre commentaire
  •  

    Pourquoi je suis pas un papillon ?

     

    Éditeur : L'Archipel

    Genre : récit - témoignage

    Année d'impression : 18 janvier 2017

    Résumé :

    Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième.
    Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.
    Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau.
    Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…
    En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure  et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

    Mon avis :

    Il y a des livres qui résonnent encore en nous même après la fin de lecture, des livres qui nous bouleversent jusqu'aux larmes et qui nous amènent au-delà de toutes vérités, au-delà même de ce qui nous entoure et nous transportent au point de nous sentir grandis. Le récit autobiographique, témoignage de Jerry Ayan sur sa fille Anne-Laure, est de ces livres.

    Page après page, on découvre des univers (familial, scolaire, hospitalier), une famille dans la tourmente mais solidaire et pleine d'amour et Anne-Laure, une enfant comme les autres, pleine de vie mais qui pourtant révèlera une personnalité étonnante, courageuse face à la maladie. Une maladie qui sera comme un électrochoc, révélateur des choses essentielles de la vie telle que l'amour et l'amitié et révélateur de la valeur même de la vie.

    Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, des possibles, des aventures diverses à vivre jusqu'au bout. C'est dans les plus mauvais moments que l'on trouve parfois courage et force. Le témoignage prend aux tripes, nous élève, nous donne envie soudain de voir au coin d'une rue cette enfant incroyable et l'on regarde notre enfant avec un frisson. Et si un jour tout basculait ? Anne-Laure est présente d'une manière incroyable dans le récit de son père qui montre là son amour, ce lien qui ne se brisera jamais même après la mort. Elle continue à exister à chaque lecture autant que dans le coeur et l'esprit de ceux qui l'ont aimée, côtoyée. Car, la vie continue...

    Le visage d'Anne-Laure continue à sourire devant nous comme un soleil dans nos vies.

    Pourquoi je suis pas un papillon ? L'éphémère marquant d'une interrogation qui trône en écho avec tout le symbolisme qu'elle révèle. Ricochet de vie, dans la vie, dans nos vies.

    Le lecteur en ressort avec une maturité développée, des émotions saines, des confettis de mots qui s'ancrent. Un récit qui ne doit pas mourir... Anne-Laure, dans les mots de son père, modèle, symbole d'autres papillons, baume au coeur magnifique.

    Un récit marquant à ne pas manquer !!

     

    (Une partie des recettes issues de la vente de ce livre est versée à l'Institut Curie et à l'association Ti Prince Marmailles (La Réunion)

     

     

    Anne-laure toujours...

    Ma note : 10 / 10

    énorme coup de

    Pourquoi je suis pas un papillon ?


    votre commentaire
  •  

    L'araignée est une fine mouche

     

    Éditeur : Nathan

    Illustrateur : Loïc Méhée

    Genre : roman cadet à partir de 8 ans

    Année d'impression : 9 février 2017

    Résumé :

    Qui pourrait se douter qu'Ursule la Tarentule n'est autre que Superspider, la célèbre justicière masquée ? Quand le commissaire Hanneton perd le fil, l'araignée démêle les affaires les plus tordues. Avec l'aide de Magali la Fourmi, elle capture les insectes malfaisants. Criminels d'Entomopolis, tremblez, l'araignée tisse sa toile !

     

    Mon avis :

    Le ton est donné dès le titre, le personnage principal n'est pas une simple araignée et on sent rend bien compte tout le long du roman. On ne peut nier le talent de Emmanuel Trédez qui manie les mots en jonglant entre références culturelles éditoriales (ou cinématographique selon les amateurs)  et sur la faune,  de l'humour. L'histoire tient la route et elle est mise en valeur par les illustrations de Loïc Méhée.

    Cependant, les références et jeux de mots prennent trop d'ampleur dans l'histoire malgré leurs qualités. On ne peut nier là un réel travail et une réelle volonté de l'auteur de faire dans l'original, de plaire et de tenter l'histoire qui marquera les esprits du jeune lecteur.

    L'humour s'est perdue dans une lourdeur qui gâche le plaisir de lire. 100 % humour ? Une accroche qui n'est pas révélatrice et certaine pour tous. De plus, les références à d'autres oeuvres de manière quelque peu déguisées peuvent certes amener le jeune lecteur à la réflexion ou encore à en voir la subtilité si la connaissance est présente en son esprit mais des références plus lointaine comme France Cigale pour évoquer la chanteuse des années 60 et 70 France Gall feront plus effet sur un lecteur averti, voire un connaisseur de l'époque. De même pour la référence Thierry Le Termite qui suppose le comédien Thierry L'hermite connu notamment pour les Bronzés. De nos jours, les jeunes enfants n'ont pas forcément nos références culturelles. Il est pourtant vrai qu'ils peuvent se créer leur propre univers en lisant sans pour autant avoir une palette de connaissance culturelle large. Mais n'oublions pas dans quelle catégorie nous entrons pour la lecture : cadet dès 8 ans.

    Entre plaisir, humour, culture, originalité de l'histoire, l'opinion balance. Le lecteur est pris en sandwich entre une maturité trop pressée et un esprit régressif (les jeux de mots pour les personnages sont en effet sans rappeler " Drôles de petites bêtes" signé Antoon Krings chez Gallimard des albums jeunesse de 3 à 6 ans).

    L'araignée n'est donc pas totalement une fine mouche....

     

    Ma note : 5,5 / 10


    votre commentaire