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    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman de littérature gay

    Année d'impression : 27 septembre 2018

    Résumé :

    Mon avis :

    Ma note : / 10

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    Éditeur : Héloïse d'Ormesson

    Genre : roman

    Année d'impression : 2 mai 2019

    Résumé :

     

    " Je n'aurais jamais imaginé devenir cette fille-là. Personne ne peut comprendre pourquoi je ne le quitte pas, je l'ignore moi-même. "

    Après quelques mois d'une passion enivrante et sans nuage, Marina sait qu'elle a enfin trouvé
    le bonheur avec Torsten. Mais un jour, le masque se fissure et il révèle son vrai visage. Emportée
    par ses sentiments, Marina pardonne inlassablement et s'habitue à l'inacceptable, jusqu'à se perdre et sombrer.

    Un bonheur sans pitié est le récit d'un amour insensé, incompréhensible et fatal. Avec justesse et sensibilité, Éric Genetet raconte, sans jamais la juger, l'histoire d'un couple régi par une violence physique et morale qui engloutit leur existence et transforme leur union en prison.

     

     

    Mon avis :

     

     

    En amour le bonheur c’est à deux. Un roman scindé en deux ? Oui pourquoi pas. Une belle approche pour parler d’une relation d’amour entre deux êtres, de sa genèse hélas ici à sa rupture…

    D’un côté Marina, de l’autre Torsten, une approche de leur passé, une union puis une désunion. Eric Genetet s’inspire de l’histoire d’une de ses proches pour nous livrer un roman original. La lecture est fluide, le style efficace mais est-ce voulu de ne pas trop en dire, de ne pas trop révéler la violence. Est-ce par soucis de bienséance ou par respect ? Nous aurions peut-être tendance à le croire car la réalité même remise sur papier en forme romanesque à un goût bien amer.

    Le happy end de fin soulève également une petite interrogation. Eric Genetet a-t-il souhaité offrir sous sa plume un espoir aux femmes qui subissent une violence conjugale. Après les coups, les insultes, les rabaissements il y a  autre chose, une vie meilleure et plus heureuse comme si l’on disait « après la pluie, le beau temps ».  Ou est-ce là encore l’approche d’une réalité vécue par cette personne de ses proches ?

    Nos vies sont parfois proches de l’écrit ou non. Nos vies sont parfois entourées de douleurs, de proches, sœurs, mères, amies… qui sont tombé sous les coups, qui subissent encore ou qui ont subi, sont parties mais l’après a encore ce goût qui glace… Des séparations difficiles, des divorces qui tardent, des enfants entre qui souffrent et qui subissent à leur tour.

    Le roman d’Eric Genetet n’est donc pas un coup de cœur mais on peut lui tirer sa révérence car il met en lumière, comme sous des projecteurs la vie que d’autres subissent… Une vie fragile. Un bonheur éphémère… Sans pitié.

    Ma note : 9 / 10

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    Éditeur : Buchet Chastel

    Genre : roman

    Année d'impression : 22 août 2019

    Résumé :

     

    Ici commence et finit le monde. Ses limites sont précises et immuables, elles vont du troisième caroubier de la grand-route à l’extrême pointe des rochers de la crique, une poignée de kilomètres plus loin.
    Ainsi en a décidé Niso, debout sur le bassin blanc des grandes décisions, celui-là même où, chaque été, nous allons massacrer de minuscules serpents, dans une orgie de hululements sauvages. Ce jour solennel où Niso l’affirme, bras croisés sur la poitrine, relevant le menton comme son père : « Ici commence le monde », nous l’acclamons en chœur.

    Une île grecque. La lumière et la mer éblouissante. Des enfants se retrouvent là chaque été pendant quelques années. Leurs parents, archéologues, travaillent sur les fouilles d’un chantier. Des semaines au goût d’éternité qui les marqueront.

     

     

    Mon avis :

     

    Une belle île grecque, des enfants, des parents archéologues. Le décor est planté. Ici, j’oserais dire chez Buchet Chastel et sous la plume de Christine Avel, la littérature vaut de l’or, le lecteur a exploré et a déniché la pépite dont rêvent tous les archéologues, sa lecture comme une fouille minutieuse a repéré le beau roman, la qualité du style d’écriture de l’auteur avec des mots qui ne restent pas en surface, qui semblent avoir chacun une valeur particulière et indélébile, une richesse sous nos yeux et, notre regard ne tarde pas à voir toute l’histoire défiler sous ses yeux, chaque scène, chaque personnage comme si lui-même en faisait partie intégrante. Le roman n’est pas un Zola ou encore un Balzac mais sa qualité est certaine et avec Christine Avel on est comme happé par ce monde qu’elle nous décrit si bien, on est transporté sur cette île, on sent le soleil sur notre peau, on entend le bruit des vagues, les coups de pioches, le bruit de frottement des brosses sur les vestiges retrouvés, le déclic de l’appareil photographique. Rien n’est oublié ni laissé au hasard et le lecteur évolue avec les personnages, les voit changer, grandir, vibrer, souffrir. Le roman ainsi est magnifique, unique en son genre, sans fausse note et au-delà arrive même à délivrer un message des plus important quand à la nature abîmée, meurtrie, polluée par l’homme et le fait que l’enfance sublime tout dans l’innocence de l’âge et que l’âge pris fait évoluer les consciences et ramène à une tout autre réalité, ancrée dans le temps qui passe, qui change les choses et la vision que l’on a d’elles.

    Ici, donc seulement chez Buchet Chastel, le roman de Christine Avel peut être qualifié de unique, une pépite d’or dans leur catalogue à s’approprier au plus vite. Un roman lumineux, profond et d’une grande qualité littéraire.

    Un grand merci à Christine Avel et aux éditions Buchet Chastel.

    Ma note : 10 / 10

     

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    Éditeur : Carnets Nord

    Genre : roman

    Année d'impression : 5 avril 2019

    Résumé :

    Maggie est une jeune américaine de vingt-trois ans installée à Paris. À cause d’un grave problème de surpoids, elle se heurte au regard des autres, à la difficulté de trouver du travail, d’avoir des amis, de rencontrer l’amour.

    Un jour, lors d’un entretien d’embauche dans une multinationale, on lui fait une proposition totalement inattendue. Si Maggie l’accepte, elle risque de voir le cours de sa vie changer du tout au tout. Mais pour cela, il va falloir quitter l’ombre et affronter la lumière. Maggie, « l’autruche » complexée et mal dans sa peau, va-t-elle réussir à prendre son envol ? Quelles épreuves et quelles joies l’attendent ? Comment se dévoiler lorsqu’on a passé toute sa vie à se cacher ?

     

    Crysten Sullivan décrit avec une grande finesse le quotidien souvent difficile d’une jeune femme obèse. L’extraordinaire vitalité de son héroïne Maggie donne au récit un ton enlevé qui déjoue les idées reçues.

     

    Mon avis :

     

    Qu’est-ce qui pousse un lecteur à lire tel livre ? La couverture sympathique du bouquin dans le rayonnage, le résumé ensuite détermine l’envie et la curiosité. Ici, tout y était pour m’attirer en tant que lectrice malgré des pensées dubitatives profondes mais parfois il faut oser pour avoir le fin  de l’histoire, non ?

    Et verdict donc, ce n’est pas un coup de coeur,  désolé chère Crysten, j’ai détesté « les sourires arc-en-ciel », je me suis dis pitié pas le meilleur ami beau gosse homosexuel !! Non, ça fait trop cliché, là. Mais au fil des pages, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, je me suis dis enfin une héroïne qui n’est pas la femme parfaite mais qui a des qualités pour évoluer. Bon, je ne me suis pas imaginée Maggie avec des tatouages sourire comme sur la couverture mais je l’ai trouvé attachante et drôle, tenace. Une égérie de roman qu’on aimerait connaitre peut-être ou du moins exister dans le réel, car on n’est pas toutes des superwomen, on a toutes des défauts, visibles ou invisibles et le plus dur bien souvent quand on est ronde, c’est de s’aimer et de s’assumer pour bien et mieux vivre.

    On pardonnera le cliché aussi pour le camembert dévoré en France. D’ailleurs, les parisiens aiment-ils le camembert, en tout cas j’en raffole personnellement et Crysten et son héroïne ont réussi à me faire saliver d’envie même si, à un moment donné,  je me suis dit que les mauvaises langues s’empresseraient de préciser que les personnes obèses mangent forcément trop de trucs dans le genre et qu’elles sont responsables de leur état. Pourtant, la vie nous apprend que grossir peut arriver à tout le monde pour diverses raisons.

    Conclusion, ce n’est pas un coup de cœur mais c’est un livre que je vous conseille de lire. Il est bien écrit, plein d’humour, d’amour, d’amitié, de rebondissements. Vous trouverez peut-être même en le lisant votre chemin pour être décomplexé et mieux dans votre peau. Ce livre dévoile ce beau message :

    « tout est possible dans la vie, il suffit de croire en soi et de s’aimer»

    Et alors l’autruche peut s’envoler…

    Je comprends peut-être mieux le fameux sourire arc-en-ciel qui m’avait tant agacé à la lecture du livre de Crysten. Lorsque l’on commence à s’aimer, à s’apprécier, notre vie change, le regard des autres aussi (malgré quelques récalcitrants). La vie nous semble plus belle alors, plus simple, même si rien n’est gagné d’avance et peut-être qu’on la voit plein de couleurs ou alors que l’on dégage quelque chose comme un sourire arc-en-ciel autour de soi…

    "S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute la vie."
    Oscar Wilde

    Appel à toutes les autruches de la terre, lisez ce bouquin et volez !! (même les non autruches,  sourire)

    Ma note : 8 / 10

     

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