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    Les mijaurées

     

    Éditeur : Julliard

    Genre : roman

    Année d'impression : 4 février 2016

    Résumé :

    Que deviennent les amitiés adolescentes ?

    En 1992, Lucile et Clara entrent en quatrième dans un collège parisien des beaux quartiers. Différentes des autres élèves, elles se rapprochent et nouent, envers et contre tous, un lien indéfectible. Les années 1990 s'achèvent, un nouveau siècle voit le jour. Inséparables, Lucile et Clara cherchent à se faire une place dans ce monde qui ne les attend pas et que la crise et l'arrivée du sida fragilisent. Leur duo, aussi incandescent, aussi amoureux que le sont les amitiés adolescentes, est une armure pour se jeter dans une existence qu'elles imaginent ensemble, toujours. En 2001, les tours jumelles s'effondrent à New York, et la vie continue, avec ses échardes, ses blessures, la maladie, la passion, la mort, avec aussi parfois des rêves qui se réalisent... Lucile et Clara, ensemble, oui, mais jusqu'à quand, et surtout, comment ?
    De son écriture précise, chatoyante et musicale, Elsa Flageul nous livre un récit universel sur la force, et parfois la violence, de l'amitié.

    Mon avis :

    Dans son roman, Elsa Flageul dès le départ nous pose les bases de sa profondeur, de son émotion, de la douleur qui sera. Pourtant, elle commence par un chuchotement dans la banalité des bancs d'école et des rencontres amicales, des petits bouleversements qui chamboulent l'enfance et ses mots coulent d'abord en un petit ruisseau, une rivière puis un fleuve impétueux et majestueux qui nous entraîne loin avec elle mais aussi dans nos souvenirs.

    Elsa Flageul sait comment créer un lien puissant et marquant avec ses lecteurs, elle les guide à petits mots, leur montre que l'on peut chuter mais que si tout va bien, la remontée sera spectaculaire. Son roman, c'est tout simplement la musique de la vie dans ses bons comme ses mauvais moments, c'est un train qui a fait un flash back pour mieux arriver au terminus et encore si terminus il y a car, au fond, Elsa Flageul et ses mots ne nous quittent pas vraiment même après la dernière page, le dernier mot ; on est toujours là, à aimer comme elle et ses mots, la vie. Une amitié donc pas si banale que cela, comme tant d'autres, qui respire le bonheur d'être en vie sous les douleurs qui passent.

    On remerciera Elsa de nous avoir plongé dans un passé qui nous porte encore sans le savoir, ses fantômes flottent toujours en musique, en image... Nous aussi, nous le savons nous avons été des mijaurées, des petits tatoueurs de vie et nous avons grandi. Seulement nous gardons en mémoire et dans notre corps, cette part d'enfance et de passé qui font ce que nous sommes, qui nous font mener nos chemins de vie et qui fera toute la différence comme le roman d'Elsa Flageuul, qui sous l'insouciance de sa couverture opère comme un baume, nous offre un réel trésor et semble à la fois intemporel et bien présent pourtant.

    A la fin, la tristesse fait place à l'apaisement, le coeur cogne de voir la beauté de ce qui est autour de nous et du roman à peine terminé.

    Ma note : 10 / 10

     

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    Nue, sous la lune

     

    Éditeur : Buchet  Chastel

    Genre : roman

    Année d'impression : 12 janvier 2017

    Résumé  :

    Elle a tout abandonné pour lui. Elle avait du talent, commençait à être reconnue comme sculpteur. Mais elle est devenue moins que sa servante. Insidieusement. S’est oubliée, reniée.

    Au début de ce roman intense, elle tente de prendre la fuite.

     

    Avec son style reconnaissable et poétique, Violaine Bérot sonde les zones profondes, obscures, de ses personnages. Et raconte cette tragédie que représente le fait de « devenir personne ».

     

    Mon avis :

    Une couverture épurée ne cache pas forcément un mauvais roman et peut parfois être l'écrin modeste d'une belle surprise. Nue sous la lune, titre magnifique et qui laisse déjà une jolie empreinte à la lecture est un roman d'une grande profondeur et émouvant. Empli d'amour et de douleur, troublant dans la description des corps, haletant dans le rythme à la limite de l'étouffement jusqu'à l'apaisement bouleversant de la fin.

    Violaine Bérot nous offre un hommage respectueux envers les femmes violentées qui nous ébranle le cœur autant que l'âme. Ses mots, au-delà du papier, posent leur relief, ont une vie et une force qui ne peut laisser indifférent ; le lecteur en ressort marqué, ému et,  un merci au bord des lèvres...

    Ma note :  10 / 10

     

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  • Prochainement...

    Cendrillon (ou presque)

     

    Éditeur : Nathan

    Genre : conte - roman poche dès 6 ans

    Collection : Premières lectures

    Série : Ou presque

    Année d'impression : 19 janvier 2017

    Auteur : René Gouichoux

    Illustrateur : Rémi Saillard

    Résumé :

    Il était une fois Cendrillon, la princesse du ballon !
    Sandy n’a qu’une passion : le foot. Elle voudrait se rendre au championnat de l'Académie, mais deux vilaines sœurs l’empêchent de s’y rendre : Sandy n'a pas de maillot. Heureusement, la bonne fée bibliothécaire veille sur elle !

    Mon avis : en cours...

    Ma note : / 10


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    Lili Nobody

     

    Éditeur : Nathan

    Genre : roman poche dès 8 ans

    Série : Mes années collège

    Année d'impression : 15 septembre 2016

    Résumé :

    « Ma mère m’énerve et je n’ai pas de père.»

     

    Lili entre en 6e. C’est à la fois génial et inquiétant. Heureusement qu’elle n’est pas seule : il y a Marlène, sa nouvelle copine et Gaoussou, son voisin de classe hilarant. Il y a aussi le club théâtre ! Le prof est génial. Avec son groupe, Lili va mettre une chanson en scène: « Papaoutai » de Stromae. C’est elle qui l'a choisie, parce que depuis toujours elle se demande : qui est mon père ? Sa mère a toujours refusé de lui dire…
     

    Mon avis :

    Comme pour le précédent lu, intitulé Achille fils unique et étroitement lié comme on le constate aisément à leur lecture, Lili Nobody est un petit roman sympathique et facile à lire qui parle également de la paternité mais ici le problème identitaire est bien plus marquant. Père inconnu et anonyme.

    A vie !

    Même structure de roman (segmenté par les mois de l'année) que pour Achille fils unique par contre, est-ce le côté plus féminin qui le rend plus profond ? Le roman prend une belle tournure lorsque le personnage de Lili sort de ses gonds, qu'elle voir rouge et cherche son père. Et, alors que tout semblait trop bien tracé d'avance et presque sans surprise, on s'évade... La Bretagne, la mer, la réconciliation. On se prend une bouffée d'air frais et marin à tel point que l'on se croirait parti.

    De plus, même la pièce de théâtre est plus vibrante que dans le précédent roman. Sans doute le caractère bien trempé de Lili qui apporte du relief, n'y est pas étranger.

    Lili Nobody n'aura peut-être pas été le coup de coeur mais assurément un bon moment de lecture.

    Ma note : 9 / 10


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    Éditeur : Nathan

    Genre : roman poche dès 9 ans

    Série : Mes années collège

    Année d'impression : 15 septembre 2016

    Résumé :

    « Mon père et moi, on n'a rien en commun. »

     

    Achille est en 4e. Il devrait être content : il est dans la même classe que Kader, Tania et Laurence, respectivement : son meilleur ami, une nouvelle élève super sympa et la fille de ses rêves. Il s’éclate au club théâtre, même avec les petits de 6e comme Lili la forte tête. Oui, tout va bien. Sauf que… depuis une dispute avec son père, une question l’obsède : et si son père n’était pas son vrai père ?
     

    Mon avis :

     

    Nathan propose ici un petit roman sympathique et facile à lire. Le lecteur se retrouvera peut-être dans certaines situations ce qui lui procurera une promiscuité face à l'histoire et aux personnages. Le thème principal est  la paternité. Un bon sujet qui laisse la place à la réflexion. Cependant, l'histoire n'apporte aucune surprise. On devine facilement ce qui va se passer, ce n'est pas là un roman qui fera fureur. Le titre d'ailleurs oriente et emprisonne déjà le lecteur vers un sujet possible.

    L'ensemble est justement bien trop sympathique. Mais cela est peut-être voulu par l'auteur ainsi que par les éditions Nathan. La quête identitaire amène un lectorat défini sauf le curieux lecteur en quête de belles découvertes. Mais peut-on parler de découverte ?

    Un roman qui plaira sans nul doute mais qui ne fera pas évoluer le lecteur, qui le laissera comme dans sa vie. Sans évasion.

     

    Ma note : 8 / 10


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