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    S'enfuir

     

    Éditeur : Nathan

    Genre : roman (collection grand format)

    Année d'impression : mai 2016

    Résumé :

    Gloria mène une vie normale d'adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il fait ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent.
    Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre enfin pleinement, de vibrer, d’aimer.
    Alors quand il lui propose de partir, de camper en forêt, de choisir leurs destinations à pile ou face… Gloria s'enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.

    Mon avis :

    S'enfuir, c'est déjà s'évader et ainsi nous comprenons que ce roman nous mènera vers des ailleurs, des possibles, que nous aimerons ou pas. Qui n'a pas un jour eu l'envie de changer de vie ou du moins de vivre mieux, pleinement. Pourquoi attendre pour vivre vraiment ? Il suffit de sauter le pas et d'oser. Mais oser suffit-il ? Un peu comme tomber amoureux....
     
    Une quête de soi au travers d'une aventure et d'un amour. L'amour change-t-il les gens ou révèle-t-il au fond ce que et qui nous sommes réellement ?
     
    Voyage, suspens, peur, découvertes, délits. Ce roman est une mine de trésors insoupçonnés, une sorte de guide pour ceux qui s'ennuient dans leur vie et qui veulent s'évader un moment (surtout s'ils n'osent pas dans le réel).
     
    Et si ce n'était là qu'un début ? L'auteur semble porter le lecteur vers un autre ailleurs. Un voyage suffit-il ? Le quotidien retrouvé est-t-il au final ce qui nous convient ou l'avenir nous mènera encore à bien des découvertes, bien des chemins possibles, bien des surprises pour une vie bien remplie.
     
    "Tu aimerais être là?"
     
    Et si tout recommençait ailleurs ? Le questionnement en suspens, le lecteur erre encore sur le livre, déjà en manque, déjà l'envie d'une suite sans doute, déjà le regret de ne pas savoir tout de suite, un trépignement presque inaudible pour ne pas éveiller le monde mais .... il suffirait de presque rien.... justement et si rien ne se produisait? Help me Martyn !!
     

    Ma note : 9 / 10


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    Tant que mon coeur bat

     

    Éditeur : Thierry magnier

    Genre : récits d'amour

    Année d'impression : 21 septembre 2016

    Résumé :

    Deux histoires d'amour qui vous prennent au coeur et aux tripes.

    Combien l'amour peut être exigeant, tout prendre de vous sans beaucoup accorder, sauf la sensation de vivre fort, plus vite. Cette sensation n'a pas de prix, mais vaut-elle tant de sacrifices ?

    Et lorsque l'amour n'est pas réciproque, peut-on s'en remettre ?

    Telles sont les questions essentielles que nous pose Madeline Roth dans ces deux récits sans concession.

     

    Mon avis :

     

    Tant que mon coeur bat, signé Madeline Roth, déjà un style sublime avec son roman L'été de Léa aux éditions Sarbacane confirme le talent de l'auteur.

    Deux récits d'amour, thème dans lequel excelle Madeline qui nous transportent au coeur même du plus intime des sentiments mais également vers les  blessures que le  sentiment amoureux parfois engendre surtout  lorsque la réciprocité est nulle et que le drame s'en mêle. Deux récits marquants, intenses et fragiles qui pourront surement faire écho à nos vies, à certaines vies fragiles et brisées sur lesquelles le bonheur semble dure à se fixer comme une malédiction.

    Le titre déjà amenait le thème, presque sa sensibilité autant que sa fragilité mais sans nul doute dès les premières pages les deux récits nous prennent aux tripes avec rage, émotion et leur brièveté comme le rendu de ces vies trop courtes, brisées nous fait frissonner et la fin comme une torture nous pousse à la révolte du "déjà!".

    Encore, encore, peut-être le bonheur arrivera-t-il alors après ses tourments. Encore, encore, il y a eu erreur et comme dans une histoire sans fin on recommence une vie où tout semble possible, même le bonheur cette fois car tant que le coeur bat, tout est plus beau, plein d'espoir et plus vrai.

    Tant que mon coeur bat, une belle lecture derrière les silhouettes colorées, un frisson enfin bien au-delà de nos yeux, des mots...

     

    Ma note : 10 / 10

     

    Un coup de

    Tant que mon coeur bat

     


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    Sage comme un image

     

    Éditeur : éditions Textes Gais

    Année d'impression : 17 novembre 2014

    Genre : roman

    Résumé :

    Erik Jorgensen, Consul du Danemark à Paris, reçoit chez lui Joren Hässel, un auteur compatriote, qui vient de recevoir un important prix littéraire français.
    Le fils du consul, Kristian, un lycéen déluré, tombe sous le charme de cet auteur dont il a lu le dernier roman.
    Joren Hässel n’est pas insensible aux provocations de ce dernier. Il devient l’amant du jeune homme et devra gérer au mieux, une relation qu’il juge gênante, si ce n’est coupable, et un adolescent difficile à tenir.

     

    Mon avis :

    Une couverture sage mais un roman qui soulève bien des interrogations et des débats. L'homosexualité, l'inceste, l'amour, l'enfance et la découverte des sens, les blessures également de cette enfance. Un roman donc qui ne laisse et ne doit pas laisser indifférent et qui se lit bien.

    On entre dans une intimité douce autant que révoltante dans le fait que les secrets de famille se dévoilent, les tabous cherchent à se défaire mais rien n'est évident autant dans cette fiction que d'ailleurs dans la réalité de la vie.

    Peut-être pourtant un reproche à faire à ce roman lorsqu'on voit désormais la jeunesse d'aujourd'hui qui semble bien plus mure. Doit-on parler encore d'enfant pour un adolescent de quinze ? La frontière est certes petite entre l'enfance et l'adolescence et il n'y a parfois qu'un pas selon les situations. Cependant, l'auteur semble-t-il a voulu marqué l'amour par la différence d'âge qui choque.

    Deux questions aussi sont soulevées : devient-on homosexuel ou est-ce ancré en soi dès le départ ? Ici, les sens tanguent dangereusement pour la découverte de soi, même pour les hétérosexuels. L'éducation également prend une place importance pour l'avenir. Les parents jouent un rôle dans l'avenir de l'enfant autant que les gens rencontrés par la suite.

    Un roman donc abordable, un bon moment de lecture dommage que l'histoire semble freinée dans sa profondeur avec des moments intimes mis un peu entre parenthèses et rapidement passés. Est-ce la peur de trop en dire ? La peur du "quand dira-t-on" ? Ce roman aurait-pu être plus marquant encore, plus intimiste, plus dans l'émotion s'il avait dépassé un peu plus la naïveté de son côté première fois.

    Déception ? Non bien évidemment. Peut-être un peu trop sage.... Voulu ?

    Ma note : 8/ 10


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    Femme de Vinkings

     

    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman érotique

    Année d'impression : 14 janvier 2016

    Résumé :

    Seconde moitié du IXe siècle, quelque part dans le comté de York. Terrifiés, bourgeois et paysans se terrent dans leurs villages : partout dans la campagne, débarqués sur le littoral comme chaque printemps, les Danois rôdent, pillent et violent. Emportée par la tourmente, Nora, jeune Saxonne encore vierge, découvre le sexe et ses plaisirs face à l’ennemi juré. Les Vikings sont brutaux, insensibles, sans pitié. Pourtant, ils éveillent en elle des fantasmes dont elle n’avait pas soupçonné l’existence. Jusqu’où une paysanne retournée par le désir peut-elle aller pour assouvir ses pulsions ? Loyauté, honneur, raison… Ces mots ont-ils encore du sens face à l’appel du sexe ? 

     

    Carl Royer est le pseudonyme d’un auteur, éditeur et scénariste qui a publié plusieurs romans dans le domaine des littératures de l’imaginaire. Amateur d’histoire et d’heroic fantasy, il a naturellement choisi la thématique des invasions vikings, passionnante et brutale, pour cadre de son premier roman érotique.
     

    Mon avis :

    Avis mitigé pour ce premier roman de Carl Royer. Bon début et trouble garanti puis un passage hélas à vide avant de recommencer l'érotisme et cette fois plus cru. Certes, on est chez les barbares, il faut aussi un peu de sang et de guerre mais la déception est tout de même là. Le trouble n'est pas assez tenté pour le lecteur. Les "han" paralysent presque le plaisir à la limite de sourire. Par contre, on ne peut nier que certaines scènes sont incroyables d'érotisme, de perversité et amène au trouble voir même au dégoût. Mais entre les deux il n'y a qu'un pas et notre imagination déborde...

    Le cadre est original, cela change des histoires érotiques trop romanesques cependant et au final, on en reprendrait bien tout de même une suite. L'honneur est sauf pour l'auteur donc et je dirais que la curiosité de lecteurs irait à le suivre pour voir sa prochaine production. L'expérience de l'écriture c'est comme le vin çà se bonifie avec le temps après tout.

     

    Ma note  : 7 / 10


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    Jardinière du Seigneur

    Éditeur : Éditions Anne Carrière

    Genre : roman

    Année d'impression : 3 octobre 2013

    Résumé :

    Dans une église du Quartier latin, un étudiant tombe follement amoureux d’une jeune femme chargée de la décoration florale. Son nom ? Jardinière du Seigneur. Ils se rapprochent, passent des heures intenses et joyeuses à déambuler dans Paris. Leurs cœurs commencent à se livrer, une vie de bonheur se dessine.

    Mais un rival vient troubler leur idylle, et quel rival ! Répondant à l’appel de Dieu, Jardinière du Seigneur décide de lui consacrer sa vie. Dès lors, notre étudiant va fuir aux quatre coins du monde pour tenter d’oublier sa bien-aimée ou essayer de la retrouver. Jusqu’au jour où il comprendra que l’amour conjugal n’est pas la seule issue. Une autre vie s’ouvre alors à lui.

    Depuis le cœur de Paris jusqu’en Inde, au Pérou et en Afrique du Sud, Yves Lériadec nous emmène dans une histoire d’amour poétique où s’invite François d’Assise. Une écriture tout en sensibilité, et de multiples rebondissements, dont le dernier n’est pas le moindre…

    Mon avis :

     

    Jardinière du Seigneur, un titre qui chante la beauté, la féminité et l'amour mais pas n'importe lequel, le vrai. Sur une note épurée, la couverture nous offre déjà non seulement ce titre écrit tout de même en lettres noires comme pour rappeler la sobriété de l'histoire qui va suivre mais cela est en contraste avec l'élégance des fleurs sur un ton rouge, symbole de la passion.

    Puis, tout s'enchaîne dans une écriture simpliste et pourtant sensible. Yves Lériadec sait montrer non seulement la passion dévorante autant qu'un détachement face à l'amour impossible. Il nous fait aimer les lieux avec une douceur incroyable. Pourtant, on sera peut-être déstabilisé par son style aux phrases courtes. Ne veut-il pas alors adoucir la douleur de cet amour impossible et en montrer également ce à quoi cela mène, avec sagesse. Le temps nous apprend tout simplement de nous et à être en harmonie avec la vie. On pourrait alors parler d'un roman initiatique.

    Le roman nous amène aussi à réfléchir sur la valeur de la vie et de l'amour. On reçoit de la vie différents amours et c'est à nous de nous en imprégner ou de nous en contenter. Cette histoire nous envahit, nous pénètre, nous trouble (le "vous" en est l'un des facteurs), nous attriste autant qu'elle nous apporte en profondeur et nous apprend de la vie. Le coeur a ses raisons que la raison ignore.

    Un appel à une forme de sagesse, à aimer différemment et mieux ? Le coeur léger autant que l'esprit, on ressort de cette lecture malgré tout indécis, surpris peut-être et nostalgique d'un amour qui aurait pu être. Mais, on en comprend aussi toutes les subtilités du style et de l'histoire. Entre déception et émerveillement quand à la qualité de cette oeuvre, il n'y a qu'un pas. Un combat s'engage entre le coeur et l'esprit critique et analytique.

    Un roman donc, surprenant, bien ficelé, voir déchirant. A découvrir.

    Ma note : 8 / 10


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