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    Sous le regard du loup

     

    Éditeur : Presses de la cité

    Genre : roman

    Collection : Terres de France

    Année d'impression : 26 février 2016

    Résumé :

     

    Loup y es-tu ? Un paisible village vosgien attire de France entière journalistes, chasseurs, curieux de tout poil. Le loup serait de retour...
    Seule Marie, clairvoyante étudiante, prouvera qu'il ne faut pas craindre la nature mais bien la bêtise humaine.

     

    Mon avis :

     

    Sous le regard attentif de Gilles Laporte, la société est dépeinte avec ses préjugés, ses faux-semblants, ses bienfaits tout en liant notre rapport à la nature. La nature est-elle vengeresse comme le loup est méchant ou alors est-ce l'homme qui par son égocentrisme la meurtrit et elle ne fait que se défendre. Observons bien ce qui nous entoure nous dit l'auteur. Les apparences sont bien souvent trompeuses. Malgré tout Gilles Laporte sait nous offrir une palette exquise et gourmande de la société et de la nature et ses personnages nous font alors saliver d'envie de déguster les produits du terroir lorrain ou normand. Il pimente le tout avec un humour aussi profond que le bleu de ses yeux acier ornés de rides particulière aux bons vivants qui ont su et savent encore rire et prendre plaisir à la vie.

    Son roman est une bouffée d'oxygène, une bouffée de réflexion et de philosophie. N'a-t'on pas cette impression de respirer l'air de la campagne, l'air des Vosges, de la Lorraine palpitante entre ville et campagne? Le loup fera penser sans doute à la bête des Vosges, le nom donné à un animal mystérieux qui sévit entre 1977 et 1978 dans le massif des Vosges  en s’attaquant au bétail. Sa médiatisation est devenue un véritable fait de société.

    Tout rentre pourtant dans l'ordre des choses comme dans un happy end et la vie continue après le mystère du loup résolu. La nature se pare de ses plus beaux atours, les hommes reprennent le cours de leur vie quotidienne, comme si rien ne s'était réellement passé.  On se plait alors à chanter la vie comme le temps des cerises même si l'on sait que la vie offre bien des surprises... et que l'homme n'a toujours rien compris vraiment de la vie.

     

    Quand nous en serons au temps des cerises
    Et gai rossignol et merle moqueur
    Seront tous en fête
    Les belles auront la folie en tête
    Et les amoureux du soleil au coeur
    Quand nous chanterons le temps des cerises
    Sifflera bien mieux le merle moqueur

    Mais il est bien court le temps des cerises
    Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
    Des pendants d'oreilles
    Cerises d'amour aux robes pareilles
    Tombant sous la feuille en gouttes de sang
    Mais il est bien court le temps des cerises
    Pendants de corail qu'on cueille en rêvant

    Quand vous en serez au temps des cerises
    Si vous avez peur des chagrins d'amour
    Évitez les belles
    Moi qui ne crains pas les peines cruelles

    Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
    Quand vous en serez au temps des cerises
    Vous aurez aussi des chagrins d'amour

    J'aimerai toujours le temps des cerises
    C'est de ce temps-là que je garde au coeur
    Une plaie ouverte
    Et Dame Fortune, en m'étant offerte
    Ne saura jamais calmer ma douleur
    J'aimerai toujours le temps des cerises
    Et le souvenir que je garde au coeur

     Quelques points du roman cependant laisse le lecteur sur sa fin mais on peut penser là à une volonté de Gilles Laporte d'amener le lecteur à imaginer par exemple des scènes non évoquées, des personnages secondaires partis et leur avenir ensuite... 

    Ma note : 9 / 10


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    Les mijaurées

     

    Éditeur : Julliard

    Genre : roman

    Année d'impression : 4 février 2016

    Résumé :

    Que deviennent les amitiés adolescentes ?

    En 1992, Lucile et Clara entrent en quatrième dans un collège parisien des beaux quartiers. Différentes des autres élèves, elles se rapprochent et nouent, envers et contre tous, un lien indéfectible. Les années 1990 s'achèvent, un nouveau siècle voit le jour. Inséparables, Lucile et Clara cherchent à se faire une place dans ce monde qui ne les attend pas et que la crise et l'arrivée du sida fragilisent. Leur duo, aussi incandescent, aussi amoureux que le sont les amitiés adolescentes, est une armure pour se jeter dans une existence qu'elles imaginent ensemble, toujours. En 2001, les tours jumelles s'effondrent à New York, et la vie continue, avec ses échardes, ses blessures, la maladie, la passion, la mort, avec aussi parfois des rêves qui se réalisent... Lucile et Clara, ensemble, oui, mais jusqu'à quand, et surtout, comment ?
    De son écriture précise, chatoyante et musicale, Elsa Flageul nous livre un récit universel sur la force, et parfois la violence, de l'amitié.

    Mon avis :

    Dans son roman, Elsa Flageul dès le départ nous pose les bases de sa profondeur, de son émotion, de la douleur qui sera. Pourtant, elle commence par un chuchotement dans la banalité des bancs d'école et des rencontres amicales, des petits bouleversements qui chamboulent l'enfance et ses mots coulent d'abord en un petit ruisseau, une rivière puis un fleuve impétueux et majestueux qui nous entraîne loin avec elle mais aussi dans nos souvenirs.

    Elsa Flageul sait comment créer un lien puissant et marquant avec ses lecteurs, elle les guide à petits mots, leur montre que l'on peut chuter mais que si tout va bien, la remontée sera spectaculaire. Son roman, c'est tout simplement la musique de la vie dans ses bons comme ses mauvais moments, c'est un train qui a fait un flash back pour mieux arriver au terminus et encore si terminus il y a car, au fond, Elsa Flageul et ses mots ne nous quittent pas vraiment même après la dernière page, le dernier mot ; on est toujours là, à aimer comme elle et ses mots, la vie. Une amitié donc pas si banale que cela, comme tant d'autres, qui respire le bonheur d'être en vie sous les douleurs qui passent.

    On remerciera Elsa de nous avoir plongé dans un passé qui nous porte encore sans le savoir, ses fantômes flottent toujours en musique, en image... Nous aussi, nous le savons nous avons été des mijaurées, des petits tatoueurs de vie et nous avons grandi. Seulement nous gardons en mémoire et dans notre corps, cette part d'enfance et de passé qui font ce que nous sommes, qui nous font mener nos chemins de vie et qui fera toute la différence comme le roman d'Elsa Flageuul, qui sous l'insouciance de sa couverture opère comme un baume, nous offre un réel trésor et semble à la fois intemporel et bien présent pourtant.

    A la fin, la tristesse fait place à l'apaisement, le coeur cogne de voir la beauté de ce qui est autour de nous et du roman à peine terminé.

    Ma note : 10 / 10

     

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    Nue, sous la lune

     

    Éditeur : Buchet  Chastel

    Genre : roman

    Année d'impression : 12 janvier 2017

    Résumé  :

    Elle a tout abandonné pour lui. Elle avait du talent, commençait à être reconnue comme sculpteur. Mais elle est devenue moins que sa servante. Insidieusement. S’est oubliée, reniée.

    Au début de ce roman intense, elle tente de prendre la fuite.

     

    Avec son style reconnaissable et poétique, Violaine Bérot sonde les zones profondes, obscures, de ses personnages. Et raconte cette tragédie que représente le fait de « devenir personne ».

     

    Mon avis :

    Une couverture épurée ne cache pas forcément un mauvais roman et peut parfois être l'écrin modeste d'une belle surprise. Nue sous la lune, titre magnifique et qui laisse déjà une jolie empreinte à la lecture est un roman d'une grande profondeur et émouvant. Empli d'amour et de douleur, troublant dans la description des corps, haletant dans le rythme à la limite de l'étouffement jusqu'à l'apaisement bouleversant de la fin.

    Violaine Bérot nous offre un hommage respectueux envers les femmes violentées qui nous ébranle le cœur autant que l'âme. Ses mots, au-delà du papier, posent leur relief, ont une vie et une force qui ne peut laisser indifférent ; le lecteur en ressort marqué, ému et,  un merci au bord des lèvres...

    Ma note :  10 / 10

     

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  • Prochainement...

    Cendrillon (ou presque)

     

    Éditeur : Nathan

    Genre : conte - roman poche dès 6 ans

    Collection : Premières lectures

    Série : Ou presque

    Année d'impression : 19 janvier 2017

    Auteur : René Gouichoux

    Illustrateur : Rémi Saillard

    Résumé :

    Il était une fois Cendrillon, la princesse du ballon !
    Sandy n’a qu’une passion : le foot. Elle voudrait se rendre au championnat de l'Académie, mais deux vilaines sœurs l’empêchent de s’y rendre : Sandy n'a pas de maillot. Heureusement, la bonne fée bibliothécaire veille sur elle !

    Mon avis : en cours...

    Ma note : / 10


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    Lili Nobody

     

    Éditeur : Nathan

    Genre : roman poche dès 8 ans

    Série : Mes années collège

    Année d'impression : 15 septembre 2016

    Résumé :

    « Ma mère m’énerve et je n’ai pas de père.»

     

    Lili entre en 6e. C’est à la fois génial et inquiétant. Heureusement qu’elle n’est pas seule : il y a Marlène, sa nouvelle copine et Gaoussou, son voisin de classe hilarant. Il y a aussi le club théâtre ! Le prof est génial. Avec son groupe, Lili va mettre une chanson en scène: « Papaoutai » de Stromae. C’est elle qui l'a choisie, parce que depuis toujours elle se demande : qui est mon père ? Sa mère a toujours refusé de lui dire…
     

    Mon avis :

    Comme pour le précédent lu, intitulé Achille fils unique et étroitement lié comme on le constate aisément à leur lecture, Lili Nobody est un petit roman sympathique et facile à lire qui parle également de la paternité mais ici le problème identitaire est bien plus marquant. Père inconnu et anonyme.

    A vie !

    Même structure de roman (segmenté par les mois de l'année) que pour Achille fils unique par contre, est-ce le côté plus féminin qui le rend plus profond ? Le roman prend une belle tournure lorsque le personnage de Lili sort de ses gonds, qu'elle voir rouge et cherche son père. Et, alors que tout semblait trop bien tracé d'avance et presque sans surprise, on s'évade... La Bretagne, la mer, la réconciliation. On se prend une bouffée d'air frais et marin à tel point que l'on se croirait parti.

    De plus, même la pièce de théâtre est plus vibrante que dans le précédent roman. Sans doute le caractère bien trempé de Lili qui apporte du relief, n'y est pas étranger.

    Lili Nobody n'aura peut-être pas été le coup de coeur mais assurément un bon moment de lecture.

    Ma note : 9 / 10


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