• Macadam

     

    Macadam

     

    Éditeur : Au Diable Vauvert

    Genre : recueil de nouvelles

    Année d'impression : 10 septembre 2015

    Résumé :

    Pour tromper l’ennui lors des confessions, un prêtre s’adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l’amour aux caisses d’un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l’écriture la plus noire. Une fois l’an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit…
    Primées à travers toute la France, onze nouvelles qui ont révélé l’auteur du Liseur du 6h27 et son univers à la fois noir, drôle, poétique et généreux.

    Mon avis :

    Au Diable Vauvert récidive avec Jean-Paul Didierlaurent au grand bonheur des lecteurs du "Liseur du 6h27". La maison d'édition a eu raison de faire confiance à l'auteur car une fois encore, dans un registre cette fois différent, celui de la nouvelle, brille de sa plume. Il réussit à nous surprendre, à nous faire sourire, à nous angoisser et nous faire frémir tout au long de son recueil.

    Avec lui même le banal d'une situation prend une tournure passionnante, exquise et hors norme. L'humain est mis en valeur même dans sa noirceur ou dans sa faiblesse. On s'attache à ses personnages comme à son style et on s'y sent bien. Ses histoires ont un relief, une profondeur à un tel point que l'on s'y croirait.

    Ne ressentons pas le silence liturgique de l'Eglise? N'entendons-nous pas le déclic des touches du Game Boy, les tintements des cloches?  Ne vivons-nous pas la clameur de la foule, le pesant des lieux, etc. ?

    Jean-Paul DidierLaurent semble un magicien qui tire de son chapeau jusqu'au bas fond de la société pour en tirer malgré tout le meilleur et ce qui nous fera vibrer et souhaite peut-être aussi créer une fusion particulière avec ses lecteurs, un lien au fil des pages et de ses oeuvres car on a retrouve quelque chose à chaque fois comme une impression de déjà vu mais qui nous scotche tout de  même et nous surprend encore.

    Un attachement qui nous amène à nous demander si nous reverrons encore une Dame Pipi ou si l'arène portera encore jusqu'à nous sa clameur et sa passion. L'auteur nous invite-t-il à sa manière à le découvrir? Ses redondances sonnent comme un appel.  

    Alors, on est addict? Voyez-vous déjà La Didierlaurentmania qui s'installe?

    Le temps mort, dernière nouvelle est un peu frustrant. Ironie de l'auteur peut-être pour titiller notre envie de continuer avec lui? Ce ne sont pas les cadrans qui sont alors orphelins de leurs aiguilles mais nous, des mots de Jean-Paul car lui et nous, c'est le début d'une histoire... sans fin !

    Ma note : 10 / 10

     

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