• Lettres à Joséphine

     

    Lettres à Joséphine

     

    Éditeur : Au diable Vauvert

    Genre : roman épistolaire

    Année d'impression : 10 janvier 2019

    Résumé :

     

    "J’étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J’ai trouvé un ultime sursaut d’énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j’ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel.Joséphine n’était plus amoureuse de moi".

    Si l’amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l’impossible désintoxication, le roman du chagrin d’amour.

     

     

    Mon avis : 

     

     

    Des lettres ! Quelle manière originale pour parler d’amour. Mais attention pas n’importe qu’elles lettres, des lettres à une femme en particulier, une certaine Joséphine, le personnage clé de l’histoire du roman épistolaire, donc des lettres intimes. Le ton est donné, Nicolas Rey nous embarque dans son univers passionnel comme si l’on y était. On découvre, à travers chacune des lettres, l’amour d’un homme pour une femme, ici, Nicolas et Joséphine, mais un amour brisé. On regarde alors la couverture du beau livre de Nicolas Rey, édité Au Diable Vauvert et, ce cœur rose en miettes nous explose sous les yeux, comme un puzzle à reconstituer et d’ailleurs l’auteur recompose au fil des pages la relation entre Nicolas, le narrateur et Joséphine, la femme aimée (amour fictif ou réel, là, il faut connaître davantage l’auteur pour le savoir…), bel amour, une passion unique et torride, sensuelle et magnifique jusqu’à la rupture, l’éloignement de l’être aimé et le désir pour l’autre de ne pas s’éloigner, la continuité des sentiments non réciproques, la torture ressentie jusqu’à l’acceptation obligée de la réalité. C’est fini. Mais l’amour semble encore exister, entre espoir et  volonté de continuer, de vivre tout simplement. Sans elle.

     

    Les lettres sont touchantes, sensuelles, marquées par des notes érotiques particulières  (ce qui en font l’originalité) dès leur commencement et brossent un portrait magnifique de Joséphine, la femme que Nicolas aime. Ici, elle se révèle dans toute sa splendeur charnelle, de sa bouche au trou de son cul, son intimité précieuse offerte généreusement puis reprise si cruellement. Nicolas Rey dépeint l’amour, l’acte physique qui en découle avec grâce et subtilité autant que sincérité. L’atmosphère est  visuelle, profonde, odorante, délicate, troublante, prenante, oppressante. Le lecteur alors, semble être un voyeur. Il détient sous son regard toutes les clés de cette relation intime en pénétrant dans la lecture de ses lettres. Comme dans un trio de cinéma érotique…

    À la fin, le lecteur n’a-t-il pas envie de dire à Joséphine de revenir ou du moins de la retrouver, de lui envoyer ces lettres pour qu’elle les lise et qu’elle change d’avis ?

    Que se recompose le cœur rose de l’amour ou que ce roman épistolaire de Nicolas Rey soit doucement condamné jusqu’à l’infini à être lu de vous, pour les siècles des siècles. Ainsi soit… L’amour.

     

    Une lectrice.

     

     

    Ma note : 10 / 10

     

    C'est un coup de Résultat de recherche d'images pour "coeur qui bouge"

     

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