• L'été d'Agathe

     

    L'été d'Agathe

     

    Éditeur : Grasset

    Année d'impression : 13 janvier 2016

    Genre : roman intimiste (hommage à sa fille)

    Résumé :

    « Vendredi 10 août 2007. Agathe s'est arrêtée de respirer. Après six mois de lutte depuis sa deuxième greffe et toute une vie de combat. Sa lumière, son rire, son esprit, son courage vont tellement nous manquer. Sept ans plus tard, moi, son père, j'ai décidé de raconter qui était cette jeune femme vivante, joyeuse et directe. Comment elle a avancé, aimé, partagé. Comment elle a vécu, jusqu'au bout, son dernier été. Je voulais parler de sa vie, de la vie. Je me suis replongé dans mes notes, j'ai repris les photos, les courriers de ses vingt-trois étés. Puis j'ai commencé à écrire. Jour après jour. Ce fut difficile et doux. Tu m'accompagnais, Agathe, avec ton regard sur le monde, sur la maladie, sur la famille, sur moi. Nous échangions. A la fin, tu étais en vie. »

     

    Mon avis :

     

    Les éditions Grasset séduisent toujours par la qualité de leurs ouvrages et même une couverture épurée, relevée tout de même d'un bordereau magnifique que certains bouderaient car en-dehors du bordereau, ils ne verraient que la couleur pâle d'un vide, ici comme une immense plage de sable fin, ne change pas la séduction perçue face aux oeuvres publiées.

    Ici encore, les éditions Grasset ont su nous offrir une oeuvre, un roman qui laissera son empreinte en nous comme un nouveau coeur.

    Didier Pourquery, journaliste français a certes une facilité d'écrire un tel livre cependant il se dépasse dans sa profondeur. En effet, c'est un bel hommage à sa propre fille Agathe décédée de la mucoviscidose, le 10 août 2007, un bouleversement infini qui mène aux larmes et qui fait cogner fort le coeur à sa lecture comme si nous aussi on vivait le combat de sa fille, le sien et celui de cette famille.

    Un témoignage d'amour pur d'un père à sa fille, mêlé de souvenirs et de notes griffonnées et retranscrites tout en évoquant la maladie, ses travers, ses défis et ses petites victoires de chaque instant.

    Alors que les larmes nous submergent, une fête voit le jour puis un flot de musique et de culture nous envahissent à un tel point qu'une envie de les entendre arrive et une curiosité se délecte de tous les mots qui suivent, un peu comme si les cendres d'Agathe, emportés par le vent venaient à se poser près de nous, autant qu'ils seront ancrés en haut de la dune du Treuil.

    Jusqu'au bout, Didier Pourquery nous offre comme un cadeau son amour pour sa fille et ne trahira jamais et au final, cette lettre encore de l'après Agathe qui au fond est toujours présente en lui, en chacun de ceux qui l'ont aimé, côtoyé ou simplement croisé, terminée par ce je t'aime qui ne s'éteindra pas.

    Plus qu'un roman, un témoignage, une émotion palpable auxquels se dessine devant nos yeux humides, l'esquisse du visage d'Agathe.

    "Tu verras la mer pour toujours, toi qui es partie très loin au-delà de l'horizon"

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    (http://www.francedimanche.fr/face-a-la-maladie/mucoviscidose-jai-ecrit-un-livre-pour-retrouver-ma-fille-disparue/)

     

    Ma note : 10 / 10

     

    un coup de

    L'été d'Agathe

     


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