• L'amour sur le tard

     

     

    Éditeur : La Musardine

    Genre : roman pornographique

    Collection : Littérature Grand format

    Année d'impression : 26 octobre 2017

    Résumé :

    Il a 69 ans, elle 67. Voisins, ils s'ignorent jusqu'à ce que le divorce de l'un, l'éloignement du mari de l'autre, poussent le narrateur, Philippe, à aborder cette femme dont il aimait les appas sans leur avoir jamais consacré d'attention.
    Ainsi débute leur histoire d'amour. Et son corollaire : le sexe. Car il n'y a pas d'âge, n'est-ce pas, pour aimer " pleinement ".
    L'admirable émotion de ce roman réside dans le fait que les arcanes de l'amour ne noient pas les descriptions sexuelles : si celles-ci sont d'une netteté sans détour, d'une précision toute naturelle, elles évitent avec une grande délicatesse les descriptions de corps entamés ou flétris. C'est une grande prouesse que d'avoir su éviter cet écueil tout en ne négligeant aucun des méfaits du temps sur la sexualité et l'engagement des sentiments...

    De Michel Desbastilles, nous ne saurons pas grand-chose, hormis qu'il pourrait bien être le narrateur du roman. Sa discrétion absolue accentue encore son talent...

     

    Mon avis :

    Un roman qui plaira sans doute aux amateurs, écriture fluide et aérée cependant, l'ennui prend vite le dessus. Au fil des pages, le trop plein de mots pour le registre pornographique se fait sentir, une impression même de listes, d'avoir posé des mots du registre parce qu'il fallait en poser en oubliant peut-être le lecteur et son trouble. Le trop plein déborde. Tentative de lecture jusqu'à la fin difficile. On se perd dans un vocabulaire osé, à la limite de la noyade pourtant les images de scènes se mettent en place sous nos yeux sans problème. L'émotion autant que le trouble ne semblent pas vouloir s'installer. Est-ce là une volonté du narrateur qui peut-être aurait vécu l'histoire, de montrer en quelque sorte que le sexe tue le sexe quand l'amour n'est pas vraiment partagé ? Et ainsi, montrer par les mots l'échec d'une histoire d'amour.

    La fin du roman se termine sur une note d'amour, de poésie et montre que de toute façon, cela n'a pas vraiment d'importance car tout a un jour une fin. Le sentiment du lecteur restera alors sur une frustration à la limite d'un dégoût comme cette relation qui depuis le départ semblait vouée à l'échec mais qui devait pourtant se vivre.

    Le talent sans doute est-il là de l'auteur de pousser le lecteur au désamour, au dégoût et à la frustration. D'autres y auront peut-être une meilleure vision et se complairont à cette lecture-distribution gratuite comme une éjaculation précoce.

    Il faut lire le roman pour se faire sa propre opinion.

     

    Ma note : 5 /10

     


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :